Category Archives: Législatives 2017

Le nucléaire est une impasse financière.

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Les coûts incontrôlés de la construction de l’EPR de Flamanville (10 milliards d’euros), le coût annoncé de l’enfouissement des déchets radioactifs à Bure (35 milliards d’euros), les coûts annoncés de la mise en conformité de nos vieilles centrales nucléaires…interrogent sur le maintien du paradigme nucléaire instauré dès la fin des années 60.

Depuis le modèle de service public de l’énergie issu de la Libération, l’Etat s’est conforté aux règles de concurrence et d’ouverture du marché Européen de l’énergie. La libéralisation du marché de l’énergie, supposée améliorer la compétitivité par une plus forte concurrence n’a pas tenu ses promesses libérales loin s’en faut.

Pour que l’ouverture d’un marché puisse infléchir les tarifs, il est nécessaire que le nouvel offreur soit en capacité financière d’y pénétrer et d’y trouver des perspectives de rentabilité financière à un terme acceptable au regard du montant des sommes investies. Hors pour le marché de l’énergie, le ticket d’entrée est très élevé. Ainsi les opérateurs ont donc intérêt à s’entendre sur les tarifs. Conséquence ; les consommateurs se retrouvent donc face à un prix de l’énergie plus élevé (+33 %).

La pente des coûts du nucléaire est croissantes ; les installations vieillissent et nécessitent des investissements de plus en plus forts pour maintenir leur fonctionnement. On parle de plusieurs millions d’euros pas réacteur, hors la France compte 58 ! Nous sommes face à un mur d’investissement auquel aucun opérateur énergétique ne peut faire face.

Les coûts de maintien en activité des centrales nucléaires, les investissements non rentables dans de nouvelles installations, le coût croissant de cette énergie pour les consommateurs font que le nucléaire est une impasse. Impasse pour la sécurité des citoyens en raison de sa dangerosité et des déchets radioactifs, mais également sur sa viabilité financière.

Entre guerre et guerre, quel choix pour les écologistes ?

Des actes isolés et barbares commis au nom de l’Islam, des conflits civils dans au moyen orient qui font des milliers de morts parmi les civils, une intervention militaire en Ukraine non assumée par la Russie…La montée protéiforme du terrorisme dans nos sociétés occidentales bouleverse les populations civiles et interroge sur les mesures opérantes pour y faire face. Dans de nombreux conflits, on constate une disparition de l’Etat et de son rôle régalien d’assumer la sécurité du pays. Tensions communautaires, violence aux profits d’intérêts privés, destruction des Etats au profit de groupes armés…

Gavé d’images de confits notre pays comme les autres pays occidentaux est Occident tiraillé, finit par hiérarchiser les différents conflits en fonction de critères souvent émotionnels. Les Français ont massivement soutenu l’intervention militaire en Libye alors qu’ils semblent s’habituer au conflit Palestino-Israélien.

Dans ce bouleversement qui touche principalement à la sécurité des civils, quel positionnement un écologiste peut avoir ?

Traditionnellement les écologistes sont hostiles à la guerre et préconise la non-violence, l’amitié entre les peuples. L’idée de mener un conflit armé est rejetée au profit du dialogue. A l’opposé la défense des droits de l’Homme met en avant la nécessité de recourir à la force pour protéger des populations civiles. Les écologistes français ont commencé à soutenir le recours aux interventions militaires lors du conflit au Kosovo en appelant à la poursuite des bombardements et à “la mise en place d’une force de police internationale chargée d’intervenir au sol pour rétablir la paix et l’intégrité territoriale du Kosovo”. Cette prise de position fût justifiée par le refus de la lâcheté face aux violences exercées contre des civils. Lors des attentats du 11 septembre l’opposition à la guerre en Irak fut unanime. Toutefois à partir de cette date les considérations envers le recours à la force entrèrent dans une nouvelle phase. L’idée d’une guerre juste est alors apparue minimisant ainsi le concept d’un antimilitarisme idéologique au réalisme des relations internationales. Comme l’a souligné en 2011 Denis Baupin : « Quand il y a vraiment un danger pour le peuple, nous soutenons l’intervention ». Yves Cochet « Nous l’approuvons, oui. On peut être partagé, on n’aime pas la guerre, mais là, il faut intervenir, c’est une sorte de droit d’ingérence ».

La guerre civile en Syrie, le conflit israélo palestinien, la déliquescence de la sécurité des civils dans des parties de l’Afrique, la déstabilisation de l’Ukraine interroge sur le règlement efficace des conflits. Repenser les conflits, leurs résolutions et les modalités d’interventions sont donc un nouveau défi pour les écologistes. Si les buts ultimes, partagés depuis toujours par les écologistes, restent bien ceux de la paix mondiale, les débats à venir devront donc porter sur l’équilibre à retrouver entre violence et droit. Seul cet équilibre à obtenir permettra d’éviter à la fois l’anarchie internationale source de tous les terrorismes et l’isolement des opinions et de leurs gouvernements redoutant les engagements difficiles.

 

ROMS, les maudits de l’Europe !

Depuis des siècles, les Roms sont rejetés, indésirables en Europe. La République Française n’a pas été non plus très accueillante à leur égard ; fichés, internés, certains déportés à Auschwitz, rien de très glorieux pour le pays des droits de l’Homme. Depuis la chute du communisme à l’est, l’avenir de la population Rom est devenu une question qui dépasse le cadre de la Roumanie et de la Bulgarie, pays de résidence habituelle de ce peuple.

Aujourd’hui, les Roms sont doublement victimes. Victimes d’un ostracisme général de la part des populations européennes et de l’exploitation à laquelle ils sont soumis par certains « caïds » mafieux principalement en Roumanie. Les populations errent donc dans toute l’Europe, campent dans des bidonvilles totalement insalubres jusqu’au centre de nos villes.

Viviane Reding, Commissaire européenne à la Justice, avait pointé lors de l’épisode Léonarda en octobre 2013 le peu d’entrain de la France à utiliser l’argent communautaire à disposition. Parmi ces fonds, au titre de l’inclusion sociale et de la lutte contre les discriminations, le FSE a ainsi alloué à la France 1,669 milliard entre 2007 et 2013 à cet objectif d’intégration. Depuis 2007, 53 projets d’insertion dirigés vers les gens du voyage ou vivant en campements (donc pas uniquement des Roms) ont été cofinancés par le FSE, un engagement total de… 4 millions d’euros sur une enveloppe globale de 1,669 milliard. Il reste donc une marge importante d’utilisation.

Un rapport parlementaire reconnaissaient que les ressources financières ne manquaient pas et qu’il fallait chercher dans des « problèmes de planification des aides » la source de la non utilisation de ces aides. Il semblerait d’ailleurs qu’un grand nombre d’associations d’aide aux Roms ne souhaitent pas utiliser ces fonds tant la procédure et le délai d’obtention des fonds sont soumis à des exigences bureaucratiques. Une solution serait de faire passer le dispositif de décision et de financement du niveau départemental au niveau régional via les appels d’offres régionaux.

En tant qu’écologiste, donc forcément humaniste, vivant dans la vie et dans la ville, je souhaite faire le choix de l’intégration de ce peuple dans la Communauté française. Nombreux sont ces hommes et femmes qui aspirent à un avenir dans notre pays. Le déficit démographique auquel nous seront bientôt confrontés en France va créer une nécessité d’accueillir des immigrés. Ceux-ci sont là, accueillons les dignement. Ne reproduisons pas le modèle d’intégration des populations originaires d’Afrique du nord qui a relayé les Magrébins loin des centres villes dans des quartiers périphériques mais faisons le choix d’un modèle d’intégration global : des logements dignes, scolarité obligatoire pour les enfants, formation pour les adultes, suivi social et médical…etc… Afin de donner enfin à cette population un avenir digne et à la France une immigration qui soit une chance.