Category Archives: Législatives 2017

Du chaos annoncé doit renaître l’espoir Européen.

Depuis l’investiture de Donald Trump aux Etats-Unis, chaque jour apporte au moins une mauvaise nouvelle : suppression des aides aux associations d’aide aux femmes désirant avorter, relance de construction d’oléoduc, construction du mur frontière avec le Mexique, abandon de l’Obama-Care, désengagement de traités internationaux,  coups portés à la lutte contre le réchauffement climatique…on ne sait pas comme appliquer une taxonomie tant les mesures prises sont disparates et idéologiques, tant hélas elles auront une portée considérable sur la vie des Américains ainsi que sur celles de centaines de million d’habitants du monde. On imaginait sa vision du monde avec inquiétude, c’est pire encore.

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Source : lesobervateurs.ch

A l’Est de l’Europe, Poutine entend profiter de la politique d’isolationnisme de Trump qui aura pour conséquence un désengagement des Etats-Unis dans ses zones d’influence, pour obtenir un retrait des sanctions économiques Européennes et Américaines à l’égard de son pays suite à l’annexion de la Crimée. Mettant ainsi à distance les Etats Unis, Vladimir Poutine pourrait sereinement asseoir sa zone d’influence sur les anciens pays de l’Est : Géorgie, Ukraine et Pays Baltes ainsi qu’au Sud sur une partie des Balkans.

Theresa May venant réaffirmer à Washington les liens de son pays avec les Etats-Unis, a cherché le soutien de son allié naturel pour faire face aux conséquences économiques du Brexit en a profité pour plaider en vain semble-t-il l’application des accords de Minsk : « Nous pensons que les sanctions doivent rester en place jusqu’à la pleine application des accords de Minsk et nous avons continué à défendre cette position à l’intérieur de l’Union européenne. » Le non soutien de Donald Trump à cette déclaration indique que la nouvelle administration américaine semble privilégier une vision plus étroite de son rôle dans le monde.

Si les Etats-Unis et la Russie devaient rééquilibrer leurs influences diplomatiques, militaires et commerciales, et si on ajoute un délitement du processus européen déjà amorcé avec le Brexit, on reviendrait à une situation du début du 20ème siècle, période de rivalités et d’instabilité fortes. Ce danger nous guette.

De ce chaos annoncé, quelle doit être notre position ? Les déclarations successives des chefs d’Etat lors du mini sommet des pays du Sud de l’Europe qui se tient cette semaine à Lisbonne semblent marquer l’urgence d’une réaction forte des pays européens pour faire face au retrait Britannique, à la politique uniquement centrée sur des intérêts court-termiste de Trump et à l’interventionnisme de Poutine. Depuis trop longtemps l’Union Européenne n’est plus que principalement un lieu de pouvoir où s’exercent au désespoir des Euro citoyens des luttes d’influences économiques et financières sous pression des lobbies. Il est urgent de chercher à rebâtir des convergences communes, à se fixer des objectifs et des moyens ambitieux, à refaire vivre l’idéal de paix et d’intégration de Notre Europe. En cela Trump est peut-être une chance pour l’Europe.

Vers une société du bien vivre…

Notre monde voit des murs s’ériger entre ses populations. Le repli identitaire, le nationalisme sont de puissants moteurs de ce climat de défiance entre les peuples. A l’intérieur même de notre pays, le processus de la primaire de la droite a mis un peu plus à jour le sentiment de vengeance sociale d’une partie de la population envers une autre : haros sur les chômeurs, haros sur les pauvres, haros sur les fonctionnaires, haros sur l’écologie…Les fausses solutions ; l’austérité, la déréglementation, le recul de la puissance publique, nous conduisent dans une impasse mortifère pour la cohésion de nos sociétés.

Face à ce délitement de nos sociétés, les écologistes portent le projet d’une autre société. De nombreuses expérimentations audacieuses réussissent. Le film Demain enthousiasme des milliers de spectateurs et démontre que des initiatives locales peuvent être de puissants leviers pour muter notre société hyper consumériste vers un modèle de société responsable du vivant.

Je souhaite ardemment que ce message écologique qui représente le seul espoir pour notre monde puisse être partagé et qu’une vague de confiance et d’espoir se porte sur les candidats-es de l’écologie politique. Europe Ecologie Les Verts et les mouvements associatifs et collectifs citoyens partagent le message du bien vivre dans une société post-croissance qui fait du partage et de l’entraide un modèle de société.

Ma candidature aux élections législatives s’inscrit dans le mouvement écologiste qui souhaite porter la transition écologique de la société. Dans notre circonscription comme partout dans le monde, nous devons lutter contre les inégalités qui sapent les fondements de notre démocratie. La dignité de chacun, les solidarités, la responsabilité individuelle et collective, la non-violence doivent nous guider dans la construction d’un monde commun.

Loin des guéguerres politiques locales, des approches patrimoniales des mandats électifs, des aventures individuelles….je fais partie d’un collectif fort qui porte un projet collectif que je suis chargé de faire partager par le plus grand nombre.

Plus que jamais : l’écologie !

 

L’EPR de Flamanville, échec du modèle nucléaire

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Le chantier du réacteur nucléaire EPR actuellement en construction à Flamanville dans la Manche connaît une série de scandales liés à sa conception et à des malfaçons. L’acronyme EPR signifie European Pressurized Réactor. Ce type de réacteur nucléaire conçu par Areva relève de la catégorie des réacteurs à eau pressurisée. Il est destiné à des pays disposant de réseaux électriques capables de distribuer une puissance électrique de l’ordre de 1 600 MW. Il est conçu pour utiliser de l’uranium enrichi à 5 % et éventuellement du combustible nucléaire MOX, jusqu’à 100 %.

Fiasco économique ; le coût de construction de l’EPR de Flamanville est passé de 3.3 milliards à plus de 10 milliards et enregistre un retard dans sa livraison de six années. Ce type de réacteur sensé devenir la nouvelle génération d’EDF et d’Areva aura bien des difficultés à recouvrer les investissements payés par les contribuables français.

Pour une information complète : http://sortirdunucleaire.org/fiasco-EPR

 

Nice ; changeons enfin le logiciel !

Ce terrible acte à Nice, après maintenant une liste trop longue d’attentats prémédités et commandités, vient nous bouleverser. Hagards nous sommes par le nombre de morts et blessés, hagards nous sommes par le nombre d’enfants, hagards comme des humains devant l’inexplicable, la perte de la raison.

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Le fait que ce soit à Nice qu’ait eu lieu cet acte fou ne fait que davantage attiser des antagonismes politiques ; un Gouvernement à bout de souffle où la cacophonie fait règle, un Président de la République visiblement débordé par la succession et l’intensité d’évènements, la droite pan bagnat relayée dans ses délires sécuritaires par une partie des caciques conservateurs…révélation d’une classe politique totalement dépassée par un logiciel visiblement obsolète.

Conséquences de ces actes barbares, nous comptons plus de deux cents morts sur en France métropolitaine à ce jour, en avons-nous pleinement conscience ? Jusqu’à ce jour on ne constate que surenchères et inefficacités. Surenchères destinées à exciter les peurs et les rejets. Des soupçons assumés portés sur la population magrébine à la volonté d’armer la police de lance-roquettes, on se demande à ce rythme combien de kilomètres de barbelés il faudra installer pour nous protéger. Inefficacité de dispositifs militaro-policiers dans les villes ; le dispositif sentinelle qui comprend dix milles militaires en armes occupés à constituer un semblant de sécurité, sachant que ces forces ne peuvent utiliser leur armes. Des forces de police épuisées par un maintien de l’ordre depuis plusieurs mois, des forces armées dont l’efficience est poussée jusqu’au point de rupture…et maintenant le Chef de l’Etat engage la réserve citoyenne…bientôt les scouts de France ?

Les Français doivent exiger un personnel politique à la hauteur des défis auxquels nous sommes confrontés. De vérité il s’agit. Exigeons l’arrêt de ces mesures de communication politique.

Informer et former les citoyens aux comportements de vigilance.

– Informer et former les citoyens aux comportements de vigilance. Les Français soucieux de ne pas baisser la tête veulent continuer à vivre tel qu’ils le souhaitent ; bel acte de résistance qui nécessite toutefois la conscience du danger et des bons comportements à avoir dans les lieux publics. Il ne s’agit pas de transformer le citoyen en flic mais de de le rendre acteur pour partie de sa sécurité et de celles des autres.

Remettons la police en civile

– Remettons la police en civile ; le renseignement, la pénétration des réseaux, un maillage d’informateurs dans les banlieues donneront plus de sécurité que le déploiement de militaires. Ce n’est pas un binôme de deux gamins en treillis qui empêchera un furieux d’agir. Les politiques ont trop voulu satisfaire à la communication ; déployer du kaki veut donner le sentiment de la prise en main de la situation, mais ne règle en rien les causes du mal.

Hissons-nous à la hauteur de l’histoire ; loin des surenchère et des angélismes, c’est de calme et de détermination dont nous avons besoins.

 

Vers une politique industrielle européenne en faveur des territoires

Le thème du chômage de la désindustrialisation sera au cœur des débats politiques liés aux élections présidentielles et législatives. La désindustrialisation de la France est une catastrophe économique, lourde de conséquences négatives pour les territoires : chômage, paupérisation, perte de dynamique économique, sentiment d’abandon des populations les moins formées, monté des votes de repli…

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source ; Sénat

Depuis des décennies le débat est pour partie faussé pas par des positions simplistes. S’opposent le modèle du low cost basé sur la nécessité de la baisse des coûts du travail qui justifie une mondialisation débridée versus un modèle industriel cocardier du « made in France » porté par une vision nationaliste totalement dépassée. De ces débats réducteurs, les français pensent communément que les écologistes seraient favorables uniquement à l’artisanat, que nous rejetterions l’industrie jugée polluante et productiviste. Nous écologistes devons combattre cette idée fausse et porter haut notre approche dans un débat dont nos adversaires politiques veulent nous exclurent.

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Le tissus industriel français souffre de difficultés structurantes par rapport à ses concurrents ; un secteur composé à près de 85 % de PME/PMI. Ces industries souvent soumises à des donneurs d’ordre luttent pour survivre en alignant leurs coûts de production sans parvenir à dégager les marges indispensables à la recherche et au développement, à la montée en gamme, au concept de qualité global. La stratégie industrielle française a produit des mastodontes censés par leur puissance financière faire face à la concurrence mondiale. Cette stratégie est pour partie un échec industriel. Il ne suffit pas de « gonfler » le moteur d’industries françaises pour en faire des géants adaptés au marché mondial. La dernière preuve de cet échec ; AREVA et EDF. Ironie de l’histoire s’en sort l’industrie soutenue à bout de bras par la politique militaro-industrielle du Président Hollande.

Pour nous écologistes, plus que jamais l’Europe doit être le moteur industriel des territoires. Hors la stratégie industrielle européenne fait défaut. L’opportunité de faire coïncider les nécessités de réduction du réchauffement climatique et de développer les territoires via une politique industrielle est forte. Les secteurs industriels du transport, de l’énergie, du bâtiment sont porteurs d’avenir, et notre pays est fort d’entreprises innovantes dans ces domaines.

Pour réussir cette politique industrielle volontariste et ambitieuse, il faut orienter les choix européens vers le changement d’échelle industriel pour la France. Passer de la PME/PMI à l’ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire). Pour cela il est nécessaire de mettre en place :

– une fiscalité plus favorable au PME/PMI notamment en favorisant une production vertueuse dans sa consommation d’énergie et ses rejets industriels.

– un soutien aux innovations d’avenir ; technologiques mais aussi sociales. Plus que jamais cette mutation industrielle doit engendrer son corolaire social (formations des personnels, plan de carrière, dialogue permanent avec les syndicats)

– l’intégration de ces ETI dans des territoires structurés par l’économie circulaire.

Cette stratégie orientée vers les territoires et les entreprises de tailles intermédiaires ne peut réussir sans une mutation du paradigme économique européen. Il est indispensable à la fois pour la réussite industrielle mais encore davantage pour le soutien démocratique des peuples à l’idée européenne de favoriser les échanges extra-européens en tenant compte de critères sociaux et environnementaux intégrant d’éventuels mesures financières compensatoires. Ces fonds européens doivent permettre d’assurer aux salariés une sécurité professionnelle pendant les temps de mutation et de restructuration, de formation et de reconversion.

Ne pas douter que le débat politique sera préempté par les opposants de tous poils à la construction européenne. Nous écologistes ne devons pas renoncer à notre idéal européen pour un point ou deux à une élection. Ce n’est pas en dévalorisant l’Europe au profit d’un repli national qu’on permettra aux salariés de travailler, mais en donnant une direction d’avenir européenne.