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COP21 l’esprit de renoncement plane sur la conférence sur le climat.

Depuis de nombreuses années, les écologistes tirent la sonnette d’alarme sur le réchauffement climatique et ses conséquences catastrophiques pour la survie de l’Homme sur la planète….Peu écouter au début, le message à fait son chemin et a fini par être entendu par un grand nombre. On pourrait donc s’attendre à ce que cette prise de conscience entraine des mesures à la hauteur des enjeux, on pourrait donc imaginer que les électeurs désireux que des solutions soient mises en œuvre votent massivement pour les candidats se réclamant de l’écologie….Tout démontre le contraire, hélas.

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Plus que des mesures énergiques, on constate des renoncements. Il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre, on relance l’idée de l’aéroport de Notre Dame Des Landes…Il faut laisser sous terre les millions de m3 d’énergie fossile, le Président de la République part inaugurer de nouvelles mines au Canada….Il faut réduire la place de la voiture de manière drastique, le Gouvernement relance un plan autoroutier et recule devant les bonnets rouges qui contestent la taxe carbone…Pire encore la Commission européenne assouplit les normes d’émission de CO² suite à la révélation de la tricherie de Volkswagen. Les lobbies sont plus fort visiblement que la nécessité impérieuse des mesures qui s’imposent.

Les Français devraient donc s’emparer fortement de cette situation et pousser par leur vote les candidats écologistes…Les résultats montrent trop souvent le contraire, hélas. Des candidats relevant du pire de la politique font le buzz, les propositions les plus démagogiques trouvent un écho, des candidats FN engrangent des voix sans même faire campagne…les Français ont perdu visiblement espoir en même temps qu’ils se précipitent pour beaucoup vers les plus dangereux réactionnaires.

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La COP 21 aura lieu dans quelques jours maintenant. Il faudrait obtenir des engagements d’Etats qui permettraient de limiter à 2° le réchauffement climatique, augmentation déjà jugée trop importante par les experts. Au dernier comptage, au regard des engagements actuels on serait à 2.9 °, c’est énorme.

Comment expliquer que tous ; gouvernants ou simples citoyens, nous sachions ce qu’il faudrait faire et que nous restions tétanisés devant les mesures à prendre ?

Certains disent que les écologistes sont des utopistes et que le modèle productiviste est celui qui s’impose comme un progrès. Considérer que le productivisme dans sa transversalité humaine, industrielle ou agricole est un bien fait est une idée soutenue par les dites élites qui gouvernent la France. Ceux qui sont à l’exécutif comme ceux qui représentent le pouvoir législatif. Ce Modèle est également soutenu par tous les industriels qui trouvent dans cette approche les sources de leur pérennité financière. C’est sans doute rassurant de se blottir contre ce modèle de l’hyperproduction servant une hyperconsommation. La paresse intellectuelle, et surtout ce qui m’apparaît de plus en plus comme l’esprit de renoncement et de capitulation semble dominer la pensé.

L’histoire contemporaine se rappelle à nous. Les années trente, Hitler, les Sudètes, les accords de Munich….Tout le monde savait ce qui allait se advenir quelques mois plus tard et pourtant les gouvernants de l’époque ont signé, les Français ont applaudi…1940 l’armée allemande défilait sur les Champs-Elysées. L’histoire donne raison, gloire et honneur aux Résistants…mais en ce qui concerne les défis climatiques du 21ème siècle, plus que de respect des frontières et même de paix, il faut parler de la survie humaine.

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L’histoire repassera-t-elle les plats de la capitulation ? Nous le saurons dans quelques semaines. Mais à n’en pas douter, plus que jamais nous sommes devant des changements importants. Nous avons le choix de les subir ou de les anticiper, question d’état esprit sans doute.

Agriculture productiviste Vs agriculture des villes.

La défiance d’un grand nombre de consommateurs et en pointe de ceux-là les écologistes vis-à-vis des produits agricoles issus d’une agriculture productiviste est de plus en plus forte. Cette défiance progressivement se mue en comportement. Ainsi les AMAP rencontrent un succès grandissant. Les urbains plébiscitent également les achats sur les marchés de nos centre-ville. Le circuit court même s’il n’est pas forcément bio est cité comme une amélioration à la qualité de notre alimentation. Même la droite aux élections régionales souhaite mettre en place un circuit d’approvisionnement court pour les cantines scolaires des lycées dont la région à la charge, c’est dire si le souci d’une alimentation saine finit par être partagée !

Une idée fait progressivement son chemin, celle de l’agriculture urbaine. Si les agriculteurs de la FNSEA manifestent pour continuer à mettre des engrais chimiques dans les champs à proximité des écoles sans que le Gouvernement ne résiste vraiment, d’autres ont décidé d’avancer dans une direction différente.

En effet bon nombre de zones de nos cités peuvent se destinées à d’autres plantations que celle de la pelouse, des fleurs d’agrément…Combien de toits en terrasse recouverts de graviers pourraient accueillir des plantations ? Nos bords de fleuves pourraient également être des lieux de culture…

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jardin en centre ville de Boulogne sur mer

Concrètement, sur l’espace public, on pourrait imaginer consacrer une partie des parcs et jardins publics à des vergers et des potagers gérés par des associations de quartier, favoriser la biodiversité sur les bords des fleuves en créant des zones de protection et de reproduction des animaux, des jardins pédagogiques dans les écoles pour que les enfants comprennent comment le produit passe du jardin à l’assiette….

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Dans les parcs zoologiques, pourquoi ne pas renoncer à ces animaux exotiques pour installer des fermes urbaines ? Je pense que certains enfants connaissent mieux les girafes que les vaches, mieux les crocodiles que les poules….une ferme pédagogique en centre-ville serait une belle idée pour mieux comprendre d’où vient l’alimentation.

Dans les espaces privés ; jardins, terrasses, balcon et même bords de fenêtres, on pourrait imaginer ne plus voir ces horribles pélargoniums symbole d’un manque d’imagination remplacés par des pots, de la culture de petites productions individuelles…

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Cette nouvelle approche entrainerait une approche différente de la ville. De la ville consommatrice à la ville productive. J’imagine les échanges de fruits et légumes entre voisins, j’imagine les enfants mangeant ponctuellement à la cantine une production réalisée par eux-mêmes, j’imagine les citadins les soirs après le travail dans leur jardin partagé plutôt qu’à faire des achats dans les hypermarchés…..

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Cette approche permettrait également une désimperméabilisation des sols favorable à la constitution des nappes phréatiques, elle contribuerait à une végétalisation de la ville, à réduire la consommation d’énergie fossile, à limiter le réchauffement climatique…

A l’heure où porté par la COP21 le réchauffement climatique apparaît enfin par beaucoup comme un enjeu majeur, il serait bon que ce genre d’initiatives locales trouvent une place forte dans les politiques de la ville et de la vie des citadins.

 

Les bienfaits du végétarisme à l’Ecole.

C’est à grands coups de déclarations tonitruantes par les tenants d’une application caricaturale de la laïcité qui voudraient que l’on serve du porc à toutes les sauces et tous les jours dans les cantines scolaires que la rentrée va avoir lieu. Ces derniers ayant sans doute volontairement oubliés que l’on sert du poisson le vendredi…

Ce serait faire erreur d’oublier que face à ces ayatollahs d’une laïcité orientée s’opposent ceux qui voudraient voir servi des repas hallal dans ces même cantines, au prétexte qu’il n’y pas de contres indications religieuses pour les non musulmans à manger hallal.

Le fameux débat sur la laïcité s’invite donc dans les cantines scolaires. Les maires se trouvent donc dans le quasi injonction de faire le menu et d’imposer à tous de manger éventuellement le porc servi comme plat unique à la cantine. Ne nous y trompons pas, il s’agit bien là d’une instrumentalisation du dossier des cantines en vue de séduire les électeurs tentés par le vote Front national.

Sortons de ce débat par le haut !

Ne laissons pas entrer dans l’enceinte de l’Ecole un mauvais débat dont elle n’a que faire. Plutôt que de vouloir satisfaire les uns au détriment des autres, plutôt que de jouer la République ou tout du moins une interprétation des valeurs de cette dernière aux communautarismes religieux de tous poils, choisissons le meilleur pour nos enfants ; le repas végétarien. Il convient aux musulmans, juifs, chrétiens, athées ou autres.

Le repas végétarien en plus de ces qualités nutritives aurait bien d’autres avantages ; le partage d’un repas commun aux valeurs universelles, laissant à distance des préceptes religieux diviseurs et stigmatisant et une sensibilisation pédagogique indispensable aux causes du réchauffement climatique.

Hélas ni la loi du 27 juillet 2010 dite loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche, ni le décret ou l’arrêté du 30 septembre 2011 dits relatifs à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire ne mentionnent la possibilité d’une alternative végétarienne. Cette volonté relève donc des chefs d’établissement ou plus souvent des intendants sensibilisés à la cause animale.

Il devient donc nécessaire de passer par une loi qui pourrait imposer une alternative végétarienne, voir végétalienne dans les restaurants scolaires, universitaires et des administrations. A l’occasion de la COP 21, ce serait une avancée forte en faveur de l’environnement et du faire ensemble.

Ségolène Royal collectionne les vignettes de couleur…

Cette chère Ségolène n’est plus à une contradiction politique près. Si on peut lui concéder un bon sens politique, sa véritable préoccupation écologiste reste à prouver. Dernière mesure ; la résurrection de la pastille verte initiée par Dominique Voynet dans les années 90. Mme Royal est contre l’écologie punitive mais en même temps affirme le totem du pollueur payeur, va comprendre ! Les bonnets rouges de Bretagne doivent bien se marrer en l’attendant, eux qui ont réussi à faire plier un Gouvernement sans consistance. D’autres moins polis utiliseraient un autre vocable.

Donc revoici la vignette écologique. On peut mettre à son actif l’importance du rôle des véhicules dans la pollution et la sensibilisation du citoyen. Nos villes sont soumises toutes l’année à un fonds de pollution important dont on ne parle que les jours de pic mais qui chaque jour contribue à la dégradation des conditions de santé des habitants. Il est donc urgent d’agir.

Infographie AFP

Mais pour faire plus simple, les couleurs se multiplient…ainsi les automobilistes vont pouvoir parler au café du commerce sur la couleur de leur propre vignette. De quoi faire parler de futilité pendant que les mesures nécessaires à la lutte contre la pollution automobile et le réchauffement climatique ne sont pas prises. Plus important sur le fonds, la vignette n’est en rien obligatoire. Les propriétaires des véhicules les plus récents apposeront fièrement leur vignette bleue ou verte, pour les autres… Deuxième frein ; toutes les villes n’adopteront pas ce type de mesures restrictives ou avantageuses. Grenoble a annoncé qu’elle mettrait en place le dispositif, Clermont-Ferrand ou Aix-en-Provence y sont opposées. Donc si vous vivez dans une ville de droite, vous pouvez continuer à polluer. L’aspect gadget de cette mesure est donc réel.

La bonne mesure pour lutter contre la pollution automobile reste la limitation drastique de la circulation automobile. Il est plus que nécessaire de mettre en œuvre une politique d’investissement en faveur du développement des transports en commun et plus des autoroutes comme annoncé dernièrement par le Gouvernement, une fiscalité qui rétablirait l’équilibre entre le gasoil et l’essence sans plomb…. bref une vraie politique de fonds et pas des mesurettes typiques d’une politique qui se pare de vertus écologistes mais qui n’est que gadget.

Marche contre MONSANTO

Samedi 23 mai est organisée à Lyon la Marche contre MONSANTO. Cet événement, de dimension planétaire, rassemble des citoyens du monde entier pour marcher ensemble contre le projet d’agriculture intensive, génétiquement modifiée et dépendante des pesticides que symbolise Monsanto et son célèbre « Round up » Fin mars, l’Organisation Mondiale de la Santé déclarait que l’agent actif du  « Round up »; le glyphosate, était certainement cancérigène.

Pourtant la Commission européenne a autorisé dernièrement l’autorisation de l’importation et la commercialisation de 19 types d’OGM sur son territoire. Il s’agit de variétés de soja, maïs… destinés à l’alimentation des animaux et des êtres humains, dont 11 sont commercialisés par MONSANTO. Si chaque pays membre est libre d’autoriser ou non l’importation sur son territoire de ces OGM, comment seront contrôler la composition des viandes et des produits finis en circulation sur le territoire européen ?

L’étiquetage des produits alimentaires conventionnels concernant la présence ou non d’OGM est quasi inexistant.  Voici quelques une des marques susceptibles de recourir à la filière OGM.