Category Archives: démocratie

Les vraies primaires ; les élections législatives.

Les primaires sont devenues depuis celles organisées par le Parti socialiste à l’occasion de la présidentielle 2012 un marronnier de la vie politique française. La droite s’est dernièrement emparée de cette démarche et désignera son champion à l’automne 2016. Face à la très faible popularité de François Hollande et à un positionnement politique qui entraine le rejet d’une partie importante de son électorat , voilà qu’une initiative est née pour une primaire à gauche.

Afficher l'image d'origine

Absence de leader naturel.

La difficulté des dirigeants politiques à être à la hauteur des enjeux auxquels fait face notre pays, la faiblesse de leurs solutions, leur incapacité à tenir des promesses électorales trop ambitieuses en rapport de leur force politique…entrainent un rejet des électeurs qui pour une majorité finie pas s’abstenir. Les primaires étaient pour l’instant envisagées pour les partis d’opposition, voilà qu’une initiative de gauche porte l’idée que le Président de la République s’y soumette. Aurions-nous imaginé Charles de Gaulle, François Mitterrand, ou Jacques Chirac se soumettre à une primaire ? L’ampleur politique de ces trois hommes contraste fortement avec celle de Nicolas Sarkozy et François Hollande. Pour autant d’autres femmes ou hommes dans leur camp respectif s’imposent-ils de manière naturelle ? non plus, à part au Front national.  la médiocrité des deux derniers Présidents permet à nombre de politiques de deuxième ligne de s’imaginer à leur tour à la tête de l’Etat. Et ils sont nombreux !

Afficher l'image d'origine

Voter aux primaires c’est jouer au tiercé.

Les électeurs qui se déplacent pour voter dans le cadre de la procédure des primaires n’expriment pas un choix de programme, une orientation politique marquée…non ils votent pour celle ou celui qui sera à même de gagner. Ce fût le cas pour François Hollande qui venu de loin à su habillement jouer de son image bonhomme dans l’opinion pour faire venir à lui les électeurs. Les votants ne votent pas pour le candidat qui ferait le meilleur Chef de l’Etat mais pour celui ou celle qui fera gagner son écurie. Comme au tiercé, les candidats ont une cote, ils jouent placés ou gagnants, l’électeur est joueur parfois…

Afficher l'image d'origine

La seule primaire qui vaille : les élections législatives.

Si on veut réellement faire émerger la ou le candidat le mieux capable de mettre en œuvre l’expression démocratique, seule l’élection législative avec un scrutin proportionnel pourrait le permettre. Chaque parti pourrait dès le 1er tour proposer une vision et un programme politique clair. A la suite des législatives l’élection présidentielle verrait se détacher naturellement les candidats capables d’incarner le choix politique des électeurs. Finies les promesses parfois délirantes et inconséquentes des candidats, la feuille de route est votée dans le cadre législatif.

Deux conditions nécessaires ; inversion du calendrier électoral et élections législatives au scrutin proportionnel. Hélas ces deux mesures auraient pour conséquences politiques de favoriser les « petits partis » au détriment des deux « gros » ; le PS et Les Républicains. Plus encore le Front national relayé dans les coulisses des seconds rôles depuis plusieurs années pourrait jouer le premier rôle. Aucun intérêt donc pour le Chef de l’Etat de modifier les textes en matière d’élection.

On risque donc  de nous amuser encore longtemps avec les primaires.

Déchéance de nationalité, stratégie du culbuto.

Je n’aurais donc pas attendu les lendemains de fêtes pour avoir la gueule de bois. Fin d’année mortifère pour la République. Les attentats à Paris, la montée du vote de droite extrême aux élections régionales, et enfin le projet de loi sur la déchéance de nationalité. il est commun de dire que c’est dans les tempêtes qu’on voit les grands marins, la fin d’année nous aura montré que notre chef d’Etat n’est finalement pas le capitaine de pédalo décrit par ses amis politiques mais plutôt le pathétique Monsieur Culbuto.

Monsieur culbuto passe l’éponge à droite…

Hors mi le Front national tout le monde politique s’insurge de la mesure de déchéance de nationalité. C’est l’étranglement devant une mesure réclamée par l’extrême droite. Comment François Hollande qu’on imaginait peu porté sur les thèses nationalistes en est arrivé à finalement prendre cette décision ? La stratégie de l’éponge peut en permettre la compréhension : constatant que le potentiel électoral à gauche est faible, il absorbe les idées de la droite pour la priver de son angle d’attaque habituel qu’est le laxisme et l’angélisme de la gauche. En jouant avec les idées nauséabondes réactionnaires, il annihile les critiques venant de sa droite. Le culbuto se penche donc vers sa droite pour séduire les électeurs de droite et surtout ceux de gauche apeurés par les derniers attentats à Paris et plus globalement par la montée de l’islamisme le plus gore.

Afficher l'image d'origine

Les militants de gauche, écologistes….attachés aux valeurs de la République s’insurgent ! Mais n’ont-ils pas déjà été « testés » lors du deuxième tours des élections régionales en votant finalement pour Estrosi en région PACA ? En acceptant même en rechignant de voter pour la droite la plus dure face à encore un peu plus dure, ils ont montré leur résistance au crash test, François Hollande l’a observé.

Et bientôt un coup d’éponge à gauche…

L’élection présidentielle est en vue. Constatant les dégâts des régionales, il apparaît évident que Marine Le Pen sera présente au second tour. L’enjeu est d’arriver au deuxième tour face à elle. En séduisant la partie des Français  votant alternativement à droite et à gauche, François Hollande s’assure leur vote par cette mesure sensée les rassurer. Ainsi au second tour,  Il n’aura plus qu’à se pencher à gauche et  en modérateur pour se replacer au centre de l’échiquier politique et l’emporter pitoyablement certes, mais emporter quand même.

Nos valeurs valent plus que culbuto.

A jouer avec la République, le risque politique est grand. L’immense marche en hommage aux victimes de Charlie Hebdo de ces millions de français attachés à la démocratie peut-elle se remettre en marche pour conspuer cet apprenti sorcier et ses mesures dangereuses ? Comme la grenouille plongée dans une eau qui chauffe doucement, nous risquons de ne pas comprendre tous les enjeux et laisser notre pays revivre ses heures les plus sombres.  Nos valeurs valent tellement plus qu’un culbuto. Un homme ou une femme politique, un parti…peut il s’élever à lancer et nous engager dans la Résistance et la défense des valeurs de la République ? c’est bien dans ces heures que nombreux nous attendons son appel.

 

 

Coup de pied dans la démocratie !

Sentiment mêlé devant un résultat d’élection qui réjouit un grand nombre d’électeurs mais qui soulèvent déjà bien des questions sur l’avenir…

La droite réactionnaire à la tête haute !

Afficher l'image d'origine

La montée de l’extrême droite et de la droite la plus réactionnaire progresse fortement. Si le Front National n’obtient pas une présidence de région, il n’en demeure pas moins que son nombre d’élus est en forte hausse. En Auvergne Rhône Alpes la victoire de Laurent Wauquiez est due pour une part non négligeable aux transferts de voix du FN idem en Ile de France où Valérie Pécresse n’a pas ménagé sa peine pour convaincre les électeurs conservateurs. Laurent Wauquiez avait lui-même fait une campagne très droitière, très décomplexée.  La droite la plus réactionnaire est donc bien en réelle progression, le pays se « droitise » terriblement.

Les électeurs ont mis un coup de pied à la démocratie !

Dégoutés par une politique menée par le Gouvernement qui mélange autorité et autoritarisme, qui n’arrive pas à endiguer la montée du chômage, qui ne trouve de solutions que dans la politique d’Emmanuel Macron. Peu attiré par la gauche radicale et les écologistes, ils ont fini par bouder et ne pas voter au 1er tour. Le second tour marque un réveil mais il est tard pour sauver la gauche. Ce redressement de la participation évite seulement l’accès à l’exécutif du Front national. Pas de quoi être fier.

Redonner du sens à la gauche !

Afficher l'image d'origine

Les différents partis de gauche devront rapidement et profondément repenser leur logiciel pour réussir à être présent au second tour de l’élection présidentielle et dans la foulée à l’Assemblée nationale. Loin des martingales qui s’imposent dans l’urgence c’est bien de politique dont il faut parler.

Où est la gauche socialiste ? la politique gouvernementale qui ne cesse de concéder au MEDEF, qui mène une politique sécuritaire du coup de menton, qui écrase tant qu’elle peut les forces écologistes. Où est l’écologie politique ? prise dans ses querelles liées à la participation ou non aux exécutifs nationaux ou locaux, les écologistes vont devoir remettre leur projet sur le métier et retrouver le dialogue avec ses électeurs. Où est la gauche radicale ? Tiraillé entre un socialisme radical incarné par le Parti de gauche et Ensemble d’un côté et le Parti communiste en totale survie politique de l’autre.

Changer de politique est une urgence. Changer de Premier ministre une nécessité. Il faut que la gauche retrouve langue avec l’électorat ouvrier et populaire. Nous défendons les sans papier ou les réfugiés c’est indispensable, il faut continuer. Nous avons défendu le mariage pour tous, c’est un énorme progrès.  En même temps il est indispensable de maintenir des services publics, de s’occuper des « oubliés » de la crise économique, d’entrer clairement dans la transition écologiste porteuse de solutions tant en matière d’environnement que d’emplois…de proposer un destin pour chacun des citoyens de ce pays.

Dès demain il faut agir, et vite.

La droite française, toujours la plus bête du monde.

La gauche socialiste ayant disparu des écrans radar et semble-t-il pour plusieurs années, le champ médiatique se focalise sur la droite française dont on dit que le champion des primaires sera à coup dur-dur le futur chef d’Etat. Je parle au masculin, car pour la droite choisir une femme pour la présidence….quand même.

Les électeurs sincèrement de droite doivent ruminer tous les matins de voir ce triste spectacle des zozos et autres rigolos qui poussent leur candidature dans cette course au pouvoir…

 Le premiers est notre ex, cerné de toutes parts par de multiples procès, entouré de son dernier carré de fidèles aboyeurs ; les Balkany, Hortefeux, et ….ben plus grand monde finalement. A croire que cet homme est définitivement voué aux conférences internationales et aux photos de vacances dans la presse de salon d’attente. Une fin de carrière à la couleur de son surfeur, jaune pétard mouillé.

Nous avons aussi le rebelle de la Sarthe qui faisait le mur du lycée la nuit pour alimenter ses camarades en biscuits et limonades. Là c’est du lourd. Loin de la banane gominée, il a préféré très jeune la raie sur le côté. A-t-on déjà vu un collaborateur du Président le devenir lui-même ? Son mentor l’homme d’Etat et infatigable serviteur de la République Philippe Seguin n’aura définitivement pas de successeur.

Je passe vite sur Alain Jupé qui quoi que intellectuellement est facilement au-dessus du lot risque bien de se chevenentisé sous peu ; une cote qui monte par défaut tant les autres sont mauvais, mais qui risque de faire rapidement psccchhhittt !!

« Ma meilleure amie est tchadienne, donc plus noire qu’une arabe. »

Dernièrement la nouvelle coqueluche des médias après avoir fait les beaux jours des réseaux sociaux ; Nadine Morano. Elle veut se vêtir des parures de feu Mon Général. Elle le cite, mal la plupart du temps et hors du contexte historique. Cela finit par donner un salmigondis intellectuel qui donne un peu la gerbe. La pauvrette inspire plus souvent la pitié que la colère, le désespoir finalement de l’électorat conservateur quand elle finit par confondre la Croix de Lorraine et la croix gammée.

Bref tout le bocal de la droite s’agite en pensant retrouver sous peu le pouvoir….et cette course à la médiocrité pourrait finalement ne pas lui profiter. Un comble au regard de la situation du Parti socialiste.

 

Entre guerre et guerre, quel choix pour les écologistes ?

Des actes isolés et barbares commis au nom de l’Islam, des conflits civils dans au moyen orient qui font des milliers de morts parmi les civils, une intervention militaire en Ukraine non assumée par la Russie…La montée protéiforme du terrorisme dans nos sociétés occidentales bouleverse les populations civiles et interroge sur les mesures opérantes pour y faire face. Dans de nombreux conflits, on constate une disparition de l’Etat et de son rôle régalien d’assumer la sécurité du pays. Tensions communautaires, violence aux profits d’intérêts privés, destruction des Etats au profit de groupes armés…

Gavé d’images de confits notre pays comme les autres pays occidentaux est Occident tiraillé, finit par hiérarchiser les différents conflits en fonction de critères souvent émotionnels. Les Français ont massivement soutenu l’intervention militaire en Libye alors qu’ils semblent s’habituer au conflit Palestino-Israélien.

Dans ce bouleversement qui touche principalement à la sécurité des civils, quel positionnement un écologiste peut avoir ?

Traditionnellement les écologistes sont hostiles à la guerre et préconise la non-violence, l’amitié entre les peuples. L’idée de mener un conflit armé est rejetée au profit du dialogue. A l’opposé la défense des droits de l’Homme met en avant la nécessité de recourir à la force pour protéger des populations civiles. Les écologistes français ont commencé à soutenir le recours aux interventions militaires lors du conflit au Kosovo en appelant à la poursuite des bombardements et à “la mise en place d’une force de police internationale chargée d’intervenir au sol pour rétablir la paix et l’intégrité territoriale du Kosovo”. Cette prise de position fût justifiée par le refus de la lâcheté face aux violences exercées contre des civils. Lors des attentats du 11 septembre l’opposition à la guerre en Irak fut unanime. Toutefois à partir de cette date les considérations envers le recours à la force entrèrent dans une nouvelle phase. L’idée d’une guerre juste est alors apparue minimisant ainsi le concept d’un antimilitarisme idéologique au réalisme des relations internationales. Comme l’a souligné en 2011 Denis Baupin : « Quand il y a vraiment un danger pour le peuple, nous soutenons l’intervention ». Yves Cochet « Nous l’approuvons, oui. On peut être partagé, on n’aime pas la guerre, mais là, il faut intervenir, c’est une sorte de droit d’ingérence ».

La guerre civile en Syrie, le conflit israélo palestinien, la déliquescence de la sécurité des civils dans des parties de l’Afrique, la déstabilisation de l’Ukraine interroge sur le règlement efficace des conflits. Repenser les conflits, leurs résolutions et les modalités d’interventions sont donc un nouveau défi pour les écologistes. Si les buts ultimes, partagés depuis toujours par les écologistes, restent bien ceux de la paix mondiale, les débats à venir devront donc porter sur l’équilibre à retrouver entre violence et droit. Seul cet équilibre à obtenir permettra d’éviter à la fois l’anarchie internationale source de tous les terrorismes et l’isolement des opinions et de leurs gouvernements redoutant les engagements difficiles.