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Paris, le 10 decembre 2016. Emmanuel Macron, pendant son discours. Parc des expositions, meeting de lancement de campagne d'Emmanuel Macron, fondateur du mouvement En Marche ! et candidat a l'election presidentielle de 2017.
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La démocratie du plus rien à foutre ?

Poussée par la force prescriptives des sondages un partie des électeurs-trices a fait le choix de voter pour Emmanuel Macron. Un bulletin de vote light et supposé sans conséquences pour dégommer François Fillon et éviter le face à face mortifère que pouvait représenter un deuxième tour Le Pen Vs Fillon. Pour le coup l’opération est réussie. Ouf l’indélicat de la Sarthe vient de retrouver ses chers pulls en cachemire. Le souci c’est que maintenant que le fameux vote utile à permis l’éviction de Fillon, il faudrait encore l’utiliser pour dégager Le Pen. Ça commence à faire beaucoup, non ?

La gauche, la vraie dont je parle, pas celle de Valls et de ses amis qui nous a foutu dans cette merde s’est pris les pieds dans le tapis. Jean Luc Mélenchon qui a réussi au son du canon à mobilisé une sacrée bande d’insoumis-ses s’en est pour partie retrouver prisonnier. A tisonner on finit par être soutenu par les plus radicaux, ces derniers ont fini d’effrayer bien des électeurs modérés. Ses sorties sur l’Europe ont fait fuir nombre d’écologistes prêts à voter pour lui. Il s’en suffisait de peu, chapeau quand même à cet artiste de la politique qui a souvent porté le débat assez haut.

Le pauvre Benoît, homme sympathique mais sans doute dépassé par sa propre audace des primaires n’a jamais réussi à habiter la fonction présidentielle. Le souffle court, poignardé pas ses amis-es a fini par chuter, le vote utile à gauche profitant à fonds dans les derniers jours à Mélenchon. Sans doute aurait-il dû depuis longtemps se détacher du vieux Parti socialiste et crée lui aussi son propre parti. Manque d’audace, souci de préserver le parti de Jaurès ? S’il est sincère, ce que je crois, un avenir possible avec le mouvement écologiste serait à envisager. Mais c’est vrai que nous les écolos on n’est pas non plus des cadeaux politiques, convenons-en. A suivre donc.

Donc nous voilà face au choix du deuxième tour. Voter Le Pen ? Evidemment non. Voter Macron ? Evidemment….Euh… Pas si simple visiblement pour beaucoup. J’ai déjà lu mille fois depuis ce matin « qu’il fallait empêcher le fascisme d’accéder au pouvoir », et bla-bla-bla, les propos pontifiants qu’on entend depuis des années et qui ne veulent plus rien dire pour bon nombre d’électeurs-trices. Le politiquement correct même lorsqu’il énonce des vérités, ça peut aussi faire gerber à force. Ben oui voter Macron c’est poursuivre le programme nucléaire, c’est détricoter le droit du travail, c’est valider l’influence des lobbies, ça donne pas envie.

NON je n’ai pas envie de voir Le Pen faire un score,  NON je n’ai pas envie de voir Macron à nouveau les bras en croix se prendre pour le Christ de la politique française,  flanqué de ses apôtres de l’opportunisme. Le vote Blanc ? C’est ne plus se sentir concerné et laissé les autres choisir. Sans doute confortable pour critiquer par la suite les premières mesures du futur gouvernement, question conscience c’est un peu moyen. Tiens si j’allais à la pêche ? Curiosité du calendrier le 7 mai c’est mon anniversaire…Je pourrais oublier d’aller voter, hein ? Ça tourne dans ma tête, si j’avais pu être Belge j’aurais regardé cette élection plus sereinement. Mon vote du 7 mai je crois bien que je l’ai en tête, Macron gagnera sans doute, pas certain que la démocratie s’en porte mieux.

L’homme orange a vu rouge !

What's up with the orange makeup and pink eyes?

Source ; site abc

Disons le carrément, à la vue des gamins gisants après une mort dans d’horribles souffrances, bien que non violent j’aurais aimé voir le dictateur Bachar gazé lui aussi comme un moustique.

Le prix Nobel de la paix et ex Président des Etats-Unis Obama avait déjà en son temps laissé faire le fou furieux Syrien massacrer son peuple malgré ses menaces d’intervention. Pendant que les Nations-Unies s’enferment dans des discussions interminables, Bachar El Assad s’est adjoint le soutien du « démocrate Président Poutine » tétanisant ainsi toutes velléités belligérantes des Européens en Syrie.

Et patatras voilà que subitement et sans prévenir ses alliés, Donald Trump nous démontre que sous sa logorrhée se cachait réellement une capacité à décider que nous n’attendions probablement pas. Pan sur Poutine qui voit son autorité installée par notre lâcheté s’ébranler violemment, Pan sur le régime Syrien à qui il démontre que les Etats-Unis peuvent intervenir où et comme ils l’entendent, et Pan au monde entier ; il faudra compter avec lui.

Nombre de chefs d’Etats démocratiques rêvaient secrètement comme Trump de calmer par la force Bachar le dictateur. Sauf que…où s’arrêtera-t-il maintenant ? Quelle stratégie joue-t-il dorénavant ? Seul ou avec les alliés américains ?

Le commandement militaire américain vient d’ordonner le déplacement de navires en direction de la Corée du nord pour calmer les ambitions nucléairomilitaires de son Chef d’Etat dictateur. Ce dernier venant de constater que les bombardements de la base militaire syrienne n’étaient pas que des menaces, si sa réaction risque d’être elle aussi totalement inattendue, pas de doute l’homme orange voit rouge.