Agriculture productiviste Vs agriculture des villes.

La défiance d’un grand nombre de consommateurs et en pointe de ceux-là les écologistes vis-à-vis des produits agricoles issus d’une agriculture productiviste est de plus en plus forte. Cette défiance progressivement se mue en comportement. Ainsi les AMAP rencontrent un succès grandissant. Les urbains plébiscitent également les achats sur les marchés de nos centre-ville. Le circuit court même s’il n’est pas forcément bio est cité comme une amélioration à la qualité de notre alimentation. Même la droite aux élections régionales souhaite mettre en place un circuit d’approvisionnement court pour les cantines scolaires des lycées dont la région à la charge, c’est dire si le souci d’une alimentation saine finit par être partagée !

Une idée fait progressivement son chemin, celle de l’agriculture urbaine. Si les agriculteurs de la FNSEA manifestent pour continuer à mettre des engrais chimiques dans les champs à proximité des écoles sans que le Gouvernement ne résiste vraiment, d’autres ont décidé d’avancer dans une direction différente.

En effet bon nombre de zones de nos cités peuvent se destinées à d’autres plantations que celle de la pelouse, des fleurs d’agrément…Combien de toits en terrasse recouverts de graviers pourraient accueillir des plantations ? Nos bords de fleuves pourraient également être des lieux de culture…

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jardin en centre ville de Boulogne sur mer

Concrètement, sur l’espace public, on pourrait imaginer consacrer une partie des parcs et jardins publics à des vergers et des potagers gérés par des associations de quartier, favoriser la biodiversité sur les bords des fleuves en créant des zones de protection et de reproduction des animaux, des jardins pédagogiques dans les écoles pour que les enfants comprennent comment le produit passe du jardin à l’assiette….

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Dans les parcs zoologiques, pourquoi ne pas renoncer à ces animaux exotiques pour installer des fermes urbaines ? Je pense que certains enfants connaissent mieux les girafes que les vaches, mieux les crocodiles que les poules….une ferme pédagogique en centre-ville serait une belle idée pour mieux comprendre d’où vient l’alimentation.

Dans les espaces privés ; jardins, terrasses, balcon et même bords de fenêtres, on pourrait imaginer ne plus voir ces horribles pélargoniums symbole d’un manque d’imagination remplacés par des pots, de la culture de petites productions individuelles…

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Cette nouvelle approche entrainerait une approche différente de la ville. De la ville consommatrice à la ville productive. J’imagine les échanges de fruits et légumes entre voisins, j’imagine les enfants mangeant ponctuellement à la cantine une production réalisée par eux-mêmes, j’imagine les citadins les soirs après le travail dans leur jardin partagé plutôt qu’à faire des achats dans les hypermarchés…..

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Cette approche permettrait également une désimperméabilisation des sols favorable à la constitution des nappes phréatiques, elle contribuerait à une végétalisation de la ville, à réduire la consommation d’énergie fossile, à limiter le réchauffement climatique…

A l’heure où porté par la COP21 le réchauffement climatique apparaît enfin par beaucoup comme un enjeu majeur, il serait bon que ce genre d’initiatives locales trouvent une place forte dans les politiques de la ville et de la vie des citadins.

 

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