ROMS, les maudits de l’Europe !

Depuis des siècles, les Roms sont rejetés, indésirables en Europe. La République Française n’a pas été non plus très accueillante à leur égard ; fichés, internés, certains déportés à Auschwitz, rien de très glorieux pour le pays des droits de l’Homme. Depuis la chute du communisme à l’est, l’avenir de la population Rom est devenu une question qui dépasse le cadre de la Roumanie et de la Bulgarie, pays de résidence habituelle de ce peuple.

Aujourd’hui, les Roms sont doublement victimes. Victimes d’un ostracisme général de la part des populations européennes et de l’exploitation à laquelle ils sont soumis par certains « caïds » mafieux principalement en Roumanie. Les populations errent donc dans toute l’Europe, campent dans des bidonvilles totalement insalubres jusqu’au centre de nos villes.

Viviane Reding, Commissaire européenne à la Justice, avait pointé lors de l’épisode Léonarda en octobre 2013 le peu d’entrain de la France à utiliser l’argent communautaire à disposition. Parmi ces fonds, au titre de l’inclusion sociale et de la lutte contre les discriminations, le FSE a ainsi alloué à la France 1,669 milliard entre 2007 et 2013 à cet objectif d’intégration. Depuis 2007, 53 projets d’insertion dirigés vers les gens du voyage ou vivant en campements (donc pas uniquement des Roms) ont été cofinancés par le FSE, un engagement total de… 4 millions d’euros sur une enveloppe globale de 1,669 milliard. Il reste donc une marge importante d’utilisation.

Un rapport parlementaire reconnaissaient que les ressources financières ne manquaient pas et qu’il fallait chercher dans des « problèmes de planification des aides » la source de la non utilisation de ces aides. Il semblerait d’ailleurs qu’un grand nombre d’associations d’aide aux Roms ne souhaitent pas utiliser ces fonds tant la procédure et le délai d’obtention des fonds sont soumis à des exigences bureaucratiques. Une solution serait de faire passer le dispositif de décision et de financement du niveau départemental au niveau régional via les appels d’offres régionaux.

En tant qu’écologiste, donc forcément humaniste, vivant dans la vie et dans la ville, je souhaite faire le choix de l’intégration de ce peuple dans la Communauté française. Nombreux sont ces hommes et femmes qui aspirent à un avenir dans notre pays. Le déficit démographique auquel nous seront bientôt confrontés en France va créer une nécessité d’accueillir des immigrés. Ceux-ci sont là, accueillons les dignement. Ne reproduisons pas le modèle d’intégration des populations originaires d’Afrique du nord qui a relayé les Magrébins loin des centres villes dans des quartiers périphériques mais faisons le choix d’un modèle d’intégration global : des logements dignes, scolarité obligatoire pour les enfants, formation pour les adultes, suivi social et médical…etc… Afin de donner enfin à cette population un avenir digne et à la France une immigration qui soit une chance.

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