Monthly Archives: avril 2015

Loi Macron ; les girouettes tournent le dos aux travailleurs.

A l’occasion de la Fête du travail, je lance un appel aux électeurs, militants et élus socialistes….quel vent souffle sur le socialisme français qui fait que les girouettes s’affolent et ne savent plus dans quel sens se positionner ? La loi Macron qui vise à favoriser le travail le dimanche est l’exemple même de cette évolution libérale du PS et du Gouvernement.  Je n’ai aucun argument de plus à ajouter aux communiqués du Parti Socialiste, je les partage. Ces derniers démontrent pour ceux qui en doutaient que le Parti de  Jean Jaurès, de Léon Blum, de….,  est en plaine décadence idéologique.

ROMS, les maudits de l’Europe !

Depuis des siècles, les Roms sont rejetés, indésirables en Europe. La République Française n’a pas été non plus très accueillante à leur égard ; fichés, internés, certains déportés à Auschwitz, rien de très glorieux pour le pays des droits de l’Homme. Depuis la chute du communisme à l’est, l’avenir de la population Rom est devenu une question qui dépasse le cadre de la Roumanie et de la Bulgarie, pays de résidence habituelle de ce peuple.

Aujourd’hui, les Roms sont doublement victimes. Victimes d’un ostracisme général de la part des populations européennes et de l’exploitation à laquelle ils sont soumis par certains « caïds » mafieux principalement en Roumanie. Les populations errent donc dans toute l’Europe, campent dans des bidonvilles totalement insalubres jusqu’au centre de nos villes.

Viviane Reding, Commissaire européenne à la Justice, avait pointé lors de l’épisode Léonarda en octobre 2013 le peu d’entrain de la France à utiliser l’argent communautaire à disposition. Parmi ces fonds, au titre de l’inclusion sociale et de la lutte contre les discriminations, le FSE a ainsi alloué à la France 1,669 milliard entre 2007 et 2013 à cet objectif d’intégration. Depuis 2007, 53 projets d’insertion dirigés vers les gens du voyage ou vivant en campements (donc pas uniquement des Roms) ont été cofinancés par le FSE, un engagement total de… 4 millions d’euros sur une enveloppe globale de 1,669 milliard. Il reste donc une marge importante d’utilisation.

Un rapport parlementaire reconnaissaient que les ressources financières ne manquaient pas et qu’il fallait chercher dans des « problèmes de planification des aides » la source de la non utilisation de ces aides. Il semblerait d’ailleurs qu’un grand nombre d’associations d’aide aux Roms ne souhaitent pas utiliser ces fonds tant la procédure et le délai d’obtention des fonds sont soumis à des exigences bureaucratiques. Une solution serait de faire passer le dispositif de décision et de financement du niveau départemental au niveau régional via les appels d’offres régionaux.

En tant qu’écologiste, donc forcément humaniste, vivant dans la vie et dans la ville, je souhaite faire le choix de l’intégration de ce peuple dans la Communauté française. Nombreux sont ces hommes et femmes qui aspirent à un avenir dans notre pays. Le déficit démographique auquel nous seront bientôt confrontés en France va créer une nécessité d’accueillir des immigrés. Ceux-ci sont là, accueillons les dignement. Ne reproduisons pas le modèle d’intégration des populations originaires d’Afrique du nord qui a relayé les Magrébins loin des centres villes dans des quartiers périphériques mais faisons le choix d’un modèle d’intégration global : des logements dignes, scolarité obligatoire pour les enfants, formation pour les adultes, suivi social et médical…etc… Afin de donner enfin à cette population un avenir digne et à la France une immigration qui soit une chance.

Burlington (USA) ville à 100 % énergie renouvelable, un modèle pour la région ?

Située dans l’état du Vermont, Burlington est la première ville des Etats-Unis à fonctionner entièrement avec des énergies renouvelables. Les Etats Unis parmi les plus gros consommateurs d’énergie pourraient-ils devenir ponctuellement vertueux ?

Contrairement à l’image répandue des Etats-Unis, on constate que des initiatives très intéressantes en matière d’écologie se font jour. C’est ainsi le cas de Burlington, la plus grande ville de son Etat (env. 40 000 habitants) qui fonctionne depuis 2015 par une alimentation énergétique 100% verte.

« Le changement climatique est le plus grand problème que nous devons affronter, peut-être même le plus gros problème jamais connu*. »

Ce fonctionnement est le fruit de nombreuses années de travail, il vient d’être atteint très récemment en démultipliant les sources d’énergies alternatives et en réduisant la consommation. Actuellement 50% de son énergie est assurée par des générateurs hydrauliques. Vient ensuite une station utilisant la biomasse pour produire 30% de la demande avec la possibilité de s’adapter à d’autres sources en cas de pénurie. La centrale s’alimente principalement en « déchets bois » de la région. Enfin, les éoliennes et les panneaux solaires complètent les 20% restants d’électricité nécessaire aux besoins de la population. Seule la centrale à biomasse peut émettre par intermittence du CO2 dans l’atmosphère. Mais celle-ci est équipée de filtres haute technologie qui permettent à la station de n’émettre pratiquement aucune particule polluante, si on en croit les affirmations des responsables.

Parallèlement, la ville applique une politique de réduction drastique de la consommation d’énergie par tous les moyens existants.  La ville consommerait moins d’électricité en 2015 qu’en 1989 !

Ce programme a débuté dès les premières alarmes climatiques. Déjà en 1990, la population a approuver l’investissement de 11.3 millions de dollars dans un programme d’énergie durable jusqu’en 2002. Chaque habitant participe à l’évolution avec une légère taxe locale (Energy Efficiency Charge). Bilan : des factures d’électricité moins importantes, un air parfaitement clair, des rivières sauvegardées et une belle image pour la ville.

En plus d’être bon pour l’environnement de la région, c’est également bon pour les recettes de la ville. En effet, le coût de l’énergie devrait être en nette augmentation dans les années à venir. Les responsables estiment économiser 20 millions de dollars d’ici les prochaines années en produisant leur énergie localement. Leur logique politique de long terme semble se préoccuper de la situation laissée aux prochaines générations.

Un  modèle pour la Région Auvergne Rhône Alpes Savoie ?

Ce modèle est-il transposable à notre région ?  pourquoi pas ? au moins faut-il engager davantage notre région dans un modèle vertueux en matière de réchauffement climatique. La conférence sur le climat qui aura lieu à Paris en fin d’année devrait permettre de mettre au centre des débats ce sujet capital. Un grand plan d’investissement dédié à la mutation du modèle actuel permettrait d’engager notre grande Région Auvergne Rhône Alpes Savoie dans l’avenir. L’utilisation de la biomasse, l’équipement de panneaux solaires, la construction de champs d’éoliennes,  l’isolation des bâtiments publics, un plan de diminution de la consommation des énergies sont à mettre en œuvre grâce à la politique publique.

Un modèle à suivre donc…..et vite !

* Taylor Ricketts, professeur en sciences de l’environnement de l’Université du Vermont, dans un journal local.