Monthly Archives: novembre 2014

Comme à Grenoble, à Lyon plus de panneaux publicitaires !

Il est temps d’aller de l’avant, et de faire émerger une ville plus douce et plus créative […] Une ville moins agressive et moins stressante, au service de notre créativité et de notre identité. Libérer l’espace public de Grenoble de l’affichage publicitaire est un pas dans cette direction.

Éric Piolle, maire de Grenoble

Ainsi 326 panneaux à Grenoble seront retirés d’ici mai 2015.

Il faut bien reconnaître qu’hélas ce n’est pas Éric Piolle le maire de Lyon ! Ici c’est tout l’inverse, on nous en colle de partout ! Le moindre carré de pelouse un peu dégagé et un trois par quatre est installé avec éclairage 24h/24, formidable quoi !

le collectif Résistance à l’Agression Publicitaire

Le modèle de cette publicité qui envahit notre espace publique, nous agresse visuellement et finit par faire de nous des urbains consommateurs ne date pas d’hier. C’est un modèle né avec la consommation des années 60. « L’âge d’or » de la bagnole ; aller en périphérie faire ses achats de la semaine dans des hangars à chariots. Il fallait installer des panneaux pour les consommateurs fassent ce qu’on attendait d’eux.

A Lyon le contrat avec JC Decaux a été renégocié lors de la mise en place du système Vélo’v. En échange de l’installation du système de partage de vélos, JC Decaux à eu la possibilité d’ajouter encore d’avantage de panneaux publicitaires. C’est peu de dire que la ville est progressivement et sournoisement envahie par la publicité. Le vélo’v s’il permet à de nombreux habitants de se déplacer en mode doux, n’est-il pas devenu à sa manière un objet de consommation de la ville et du coup un allié de la publicité ?

Si à Lyon, nous voulons passer du rêve d’une ville sans publicités à la réalité, cela nécessite une volonté forte des citoyens pour faire pression sur les élus d’une part et pour substituer le modèle Vélo’v par le vélo personnel.

L’écologie c’est l’addition de toutes les volontés individuelles. Rendons à JC Decaux ses vélo’v, ressortons le vélo de papy, achetons ou partageons nos vélos individuels.

Le diesel nuit gravement à la santé.

Les alertes se multiplient sur le danger des véhicules qui roulent au diesel, sans conséquences.

Le 19 mai 2011, la commission Européenne a assigné la France en justice pour non-respect des seuils de particules, imposés depuis 2005

Depuis 2012, le Centre International de Recherche sur le Cancer, l’agence de l’organisation Mondiale de la Santé, a classifié les gaz d’échappement des moteurs diesel dans la catégorie « cancérigènes certains  à cause de la dangerosité des « toutes petites particules » émises lors de la combustion du gasoil. Ces particules, émises aussi par le chauffage au bois et l’industrie, seraient en France à l’origine de quelque 42.000 morts prématurées chaque année, selon le ministère de l’Ecologie. Le diesel émet par ailleurs un gaz, le dioxyde d’azote (NO2), responsable de maladies respiratoires et cardio-vasculaires.

« Nous n’avons plus d’autre choix que d’interdire l’accès de certaines agglomérations aux diesels les plus polluants », nous rappelait Isabelle Derville, responsable de la qualité de l’air au ministère du Développement durable et des transports, dans « Sciences et vie » d’avril 2012.

L’automobile représente un quart de l’émission de particules fines.  Le parc automobile diesel (véhicule + camions) représente 72.4 % du parc français. Ailleurs que dans le monde la technologie diesel est peu utilisée ; 30 % en Allemagne, pratiquement pas au Etats Unis…

On demande aux personnes âgées, aux populations à risques, aux petits enfants, de rester chez eux. On alimente la peur, sans interdire la circulation pour marquer les esprits. On limite la vitesse. Dernièrement on a mis en place à Lyon après près de dix jours d’alerte aux particules, les transports en commun gratuits. A Paris, une journée seulement on a appliqué la circulation alternée. Mais la cause principale de cette pollution n’est pas vraiment remise en cause, il faut que cela change, la politique de la rustine a fait son temps.

 

Il est temps :

  • Comme pour le tabac, interdire  la publicité pour les moteurs diesel
  • de mettre en place un bonus-malus contre les particules  et envisager une prime à la casse  pour les voitures anciennes roulant avec ce moteur ?
  • interdire la circulation aux véhicules diesel des particuliers dans les centres ville.
  • d’effectuer des livraisons du dernier kilomètre avec des véhicules « propres »

Les leçons à tirer de Sivens ou la faillite de notre fonctionnement démocratique traditionnel.

Tribune libre de Michèle RIVASI, députée européenne, groupe EELV, publié sur Planet.fr

Le drame de Sivens avec la mort du jeune botaniste Rémi Fraisse, fauché par une grenade offensive lancée par la gendarmerie mobile à l’âge où l’on courre les filles et tente de protéger les renoncules à feuille d’ophioglosse, illustre parfaitement la crise démocratique dans laquelle nous sommes plongés. Sans parler de l’aberration écologique et budgétaire en temps de disette des finances publiques de ces grands projets inutiles.

Edgar Morin juge qu’ »à l’image d’Astérix défendant un petit bout périphérique de Bretagne face à un immense empire, les opposants au barrage de Sivens semblent mener une résistance dérisoire à une énorme machine bulldozerisante qui ravage la planète animée par la soif effrénée du gain. Ils luttent pour garder un territoire vivant, empêcher la machine d’installer l’agriculture industrialisée du maïs, conserver leur terroir, leur zone boisée, sauver une oasis alors que se déchaîne la désertification monoculturelle avec ses engrais tueurs de sols, tueurs de vie, où plus un ver de terre ne se tortille ou plus un oiseau ne chante ».

La zone humide du Testet fait partie des zones humides majeures du département du Tarn du point de vue de la biodiversité. Plus de 90 espèces protégées y trouvent refuge. Le projet de barrage de Sivens prévoit la réalisation d’un barrage réservoir d’un volume de 1,5 millions de m3 afin de maintenir les niveaux d’étiage mais surtout l’irrigation des « maïsiculteurs » de la vallée. Il ne fait que participer à la destruction – et ce de manière irréversible – de près de 17 hectares de zone humide par l’ennoiement de 12 hectares.

Le rapport d’experts mandatés par la ministre de l’Ecologie et présenté lundi 26 octobre concentre toutes les critiques formulées depuis des mois par les écologistes : surestimation des besoins ; étude d’impact de qualité « très moyenne » ; financement du projet « fragile ». Ce rapport prouve la précipitation et l’inutilité d’un tel projet, qui ne bénéficiera, selon les deux experts mandatés, qu’à une quarantaine de personnes. C’est une insulte faite à l’intérêt général.

Le débat depuis quelques jours porte sur l’argument de légalité du projet mis en avant par les élus locaux face aux pressions d’une dite « minorité agissante » : les occupants de la ZAD du Testet. Cet argument est terrible venant d’un exécutif  local (le Conseil général du Tarn) qui depuis 15 ans exploite le barrage de Fourogue en parfaite illégalité suite à une décision de justice survenue après les travaux.

Le passage en force du Conseil général et de la préfecture du Tarn, refusant tout débat contradictoire depuis près de deux ans, s’est fait contre l’avis des scientifiques du Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) et du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel, en utilisant des méthodes violentes d’expulsion contre les opposants pacifiques au projet de barrage depuis des mois. La déclaration d’utilité publique (DUP) prise par la préfecture du Tarn a été prise avant même ces avis négatifs. La radicalisation des opposants vient sûrement un peu de cette surdité et de la stratégie de la tension mise en place par les autorités publiques locales.

En fait, le philosophe Dominique Bourg a bien pointé la dualité existante dans ce type de projet entre la légalité supposée de l’action des élus et la légitimité de cette action : « quand vous vous faites élire sur un programme et que vous faires l’inverse, vous prenez la légalité en otage. Que cela suscite des mouvements de résistance, c’est compréhensible ». Le projet de barrage illustre parfaitement le propos : les élus locaux on servi les intérêts d’une minorité du monde agricole sans aucun débat public. La légitimité c’est la défense de l’intérêt général. Pour épouser l’intérêt général, il faut tenir compte de l’avis des experts, des populations locales et non seulement des élus locaux. Le contrôle citoyen est essentiel pour réhabiliter la démocratie représentative et empêcher le divorce définitif entre le peuple et ses représentants.

Comment ne pas s’interroger aussi sur la « consanguinité » et les conflits d’intérêts existants dans le cadre de ce projet. La Compagnie générale des coteaux de Gascogne (CACG) s’est vue attribuée sous la forme d’une concession d’aménagement, outre les études préalables relatives en besoin en eau des agriculteurs, celles de faisabilité du barrage mais surtout la construction de l’ouvrage. Cette société d’économie mixte (SEM), juge et partie en l’espèce, est en outre composée majoritairement de représentants des conseils généraux. Il y a de très grandes chances que le tribunal administratif annule la DUP si l’on s’en réfère à la jurisprudence de la Cour administrative de Bordeaux arrêtée en 2007 sur un dossier similaire. Le problème c’est que les recours juridictionnels ne sont pas suspensifs et que les travaux peuvent être achevés lorsque le juge administratif rend son jugement.

Enfin, la tragédie de Sivens doit nous interroger sur l’équipement des forces de l’ordre (police et gendarmerie) qui se révèle inadapté avec de plus en plus de blessés graves parmi les manifestants du fait de l’utilisation d’armes létales. La France devrait bannir les Flash-Balls, les grenades offensives, de désencerclement et autre Taser. Il faut rechercher les outils d’une véritable politique de prévention des risques appuyée sur des dispositifs non létaux pour contenir tout débordement violent.

Il faut enfin tirer les leçons de la mort de Vital Michalon à Creys Malville en 77, de celle de Malik Oussekine en 86 … Et aujourd’hui de celle de Rémi Fraisse. Plus jamais ça !

Les réponses gouvernementales apportées à ce drame sont à côté de la plaque : les membres du gouvernement mettent deux jours avant d’avoir un mot de compassion pour les proches du jeune Rémi ; ils jouent sur la stigmatisation des écologistes mobilisés et sur les dites violences de certains groupes ultras souvent téléguidés pour éviter de parler du fond du problème ; Ségolène Royal réunit l’ensemble des acteurs locaux trois ans trop tard  et après qu’il y ait eu un mort pour annoncer qu’il faut que les opposants évacuent la zone occupée et le Premier Ministre dans la foulée affirme vouloir poursuivre les travaux du plus emblématique des grands projets inutiles : l’aéroport de Notre dame des Landes dans le bocage nantais.

Misère du présent, richesse du futur… Puisse la tragédie de la vallée du Tescou servir de leçon pour éviter d’autres drames et éclairer sur la faillite d’un modèle de société productiviste et anti-démocratique et les promesses d’un autre monde où le « toujours plus » serait remplacé par le « vivre-mieux » ensemble en préservant notre environnement.

 

 

Pont Schuman, solution du passé.

Un trop grand nombre d’automobilistes boudent les transports en commun, la ville subit la pollution de leurs véhicules. Les plus vulnérables sont menacés dans leur santé. Voilà que la ville de Lyon va aujourd’hui inaugurer un nouveaux pont à Lyon, le pont Schuman. Un magnifique deux fois deux voies de circulation dédié à la voiture !  un signal incitatif envoyé aux automobilistes, qui va encore accroître l’usage de la voiture individuelle en ville alors qu’une marge de progression de l’utilisation des transports en commun existe.

les élus très fiers de ce projet pour la voiture !

Source ; Lyon Capitale

L’inauguration de ce pont exclusivement dédié au trafic automobile, et dont la réalisation a coûté 39 millions d’euros au contribuable lyonnais, coïncide avec une augmentation de 4.8 % du tarif des transports en commun voté dernièrement par le SYTRAL : plus de fonds publics pour les automobilistes, des tarifs plus élevés pour les usagers des TCL : telle est la logique de la municipalité et du Grand Lyon !  l’absence d’un choix clair en faveur des transports en commun et des modes doux est regrettable.

Ironie de l’histoire : l’ouverture de ce pont à la circulation aura lieu moins de huit jours après qu’un énième pic de pollution a frappé Lyon. Cette réalisation s’inscrit dans un cercle vicieux d’aggravation des nuisances subies par les Lyonnais sur le plan de la qualité de l’air.

Le pont Schuman va entraîner inéluctablement une augmentation du trafic des véhicules particuliers venant des Monts d’Or et du Val de Saône. La trop faible capacité du parc relai de la gare de Vaise entrainera mécaniquement un prolongement du trafic sous le tunnel de la Croix Rousse. Ce trafic va accroitre les pollutions atmosphériques et sonores touchant déjà le quartier. Les élèves du groupe scolaire de la rue des Entrepôts (à l’ouest du tunnel) et de l’école Michel Servet (côté est du tunnel) subiront de plein fouet ces nuisances.

A quand le tramway pourtant un temps envisagé entre la Part Dieu, le tunnel de la Croix Rousse, gare de Vaise puis la Duchère ?

Il est donc nécessaire de repenser la politique de transport dans l’agglomération et faire que Lyon s’engage de manière claire et déterminer vers la construction d’une société post carbone.

Ci après l’entretien sur la politique de transport que j’ai eu avec Valérie Anne Maitre de la radio RCF en tant que secrétaire d’EELV LYON :

 

http://rcf.fr/radio/rcf69/emission/139673/922346

Le lien sur le site de Lyonmag et Fréquence Jazz de mon interview avec Alexis André :

http://www.lyonmag.com/article/68751/remi-zinck-eelv-le-pont-schuman-un-incitatif-negatif-pour-les-utilisateurs-de-voiture

Le trolleybus C3, futur tramway ?

Enjeu des dernières élections municipales à Lyon et à Villeurbanne la ligne de bus C3 (Gare Saint-Paul/Vaulx-en-Velin) a été l’objet des négociations entre le groupe EELV et Gérard COLLOMB au moment de l’élection de la présidence du Grand LYON.

Le TROLLEYSCARGOT :

Cette ligne est la plus fréquentée de Lyon ; 55 000 utilisateurs quotidiens. Les passagers souffrent des retards quotidiens, de bus bondés, de la lenteur de son déplacement (12km/heure alors que le déplacement moyen se situe autour de 18km/heure)…

En 2013 Le Sytral a acté le principe de la création d’un double site propre pour ce trolleybus du pont Lafayette jusqu’à Laurent-Bonnevay en empruntant le cours Lafayette et le cours Tolstoï, qui se retrouveraient alors amputés d’une voie sur 5,5 km dès 2018.

Cette solution pourrait faciliter en partie la circulation sur une portion de la ligne mais cet aménagement présente forcément un coût (encore incertain) pour un gain relativement faible. Le développement du quartier de la Part Dieu ; futur réaménagement de la gare SNCF et de son périmètre, construction de la tour Incity, réaménagement de la rue Garibaldi….vont entrainer un accroissement fort de la demande de transport.

 Le Grand stade prioritaire :

Pendant ce temps la ligne de tramway T3 n’enregistre que 31000 voyageurs/jour (source SYTRAL). Dans le but de desservir le futur grand stade de l’OL land, cette ligne a vu aussi des aménagements spéciaux d’allongement des quais pour accueillir une voiture de plus et augmenter de fait sa capacité d’accueil des voyageurs. Le choix de desservir le grand stade quelques soirs par an au détriment du transport quotidien de voyageurs paraît bien évident.

 Des études pour la construction d’un Tramway ; ENFIN !

Les élus du groupe Europe Ecologie Les Verts a donc réussi à « négocier » avec Gérard COLLOMB ce que le Sytral et son président Bernard RIVALTA avaient écarté ; le démarrage des études pour la construction d’une ligne de tramway sur le cours Lafayette.  Ce projet sera donc à suivre pour qu’il aboutisse, c’est un projet indispensable pour mettre l’offre de transport en commun à la hauteur de la demande actuelle et à venir, pour permettre une diminution de la circulation automobile sur le cours Lafayette et cours Tolstoï, pour l’amélioration du lien entre le centre-ville de Lyon et  Villeurbanne et une nette amélioration de la vie quotidienne des Grands Lyonnais.