Monthly Archives: octobre 2014

Ah la bonne eau !

Photothèque LE SOLEIL

Le retour de l’hyper le samedi avec des packs d’eau, est-ce vraiment utile ? n’est-ce pas une dépense d’énergie et d’argent inutile ? A l’heure où beaucoup de familles cherchent à améliorer leur pouvoir d’achat, une solution écologique pourrait faire écho…

Démonstration :

A LYON le m3 d’eau est facturé 2.83 euros. Soit pour un litre 0.00283 euros.

Si un ménage composé de quatre personnes boit en moyenne chaque jour 1 litre d’eau par jour et par personnes, cela donne une consommation annuelle de 1460 litres d’eau bue. (4 x 365)

Si une bouteille d’eau en bouteille d’entrée de gamme en hypermarché coute 0.14 Euros (ex Cristalline en pack de trois bouteille chez Auchan) cela revient à un budget eau à boire de 204, 40 euros et par an. Cela peut être beaucoup plus élevé avec une eau un peu plus chère de type Evian.

Hors la consommation en eau du robinet leur coute 4. 132 euros (1460 l x 0.00283)

Si on ajoute la fatigue pour porter ces près de 1000 bouteilles par an et la catastrophique conséquence des déchets de matière plastique pour la planète (cf. http://www.acme-eau.org/notes/WASHINGTON-font-color-BLACK-L-eau-en-bouteille-une-ressource-naturelle-qui-coute-cher-a-l-environnement-font_b292628.html ) qui nous coute en externalité négative aussi beaucoup,  une des solutions simples, écologique et économique est là :

BUVONS L’EAU DU ROBINET. 

Pensons écolo : moins de déchets – moins de fatigue – moins de dépenses –

 

BLUELY, une solution écologique ?

Les élus de Lyon s’enorgueillissent de l’arrivée de BLUELY du groupe Bolloré, et présentent cette solution comme la solution écologique qui résoudra les rejets de CO². D’après Gilles VESCO vice président du Grand Lyon chargé des nouvelles mobilité, ce système rencontre l’adhésion des lyonnais http://www.lyonmag.com/article/podcast_dl/jazz-lyonmag-14100-vesco.mp3.) On connaît la volonté des élus de la majorité lyonnais de faire « une écologie joyeuse » vs ce qui serait une écologie punitive…alors qu’en est-il vraiment du point de vue de l’écologie.

BLUELY, fonctionnerait avec une énergie non nucléaire ?

Avancer cet argument, c’est prendre un risque avec la vérité…Si BLUELY fonctionne avec une énergie issue de la Compagnie Nationale du Rhône, donc une énergie hydraulique, on peut quand même dire que cette énergie utilisée pour BLUELY ne le sera plus pour d’autres besoins qui eux seront alors satisfaits par le nucléaire. L’effet vase communicant va fonctionner. BLUELY consomme de l’énergie et ç’est déjà un premier pas vers un aspect non écologique de ce système. Les constructeurs automobiles qui avançaient que leur véhicules électriques étaient écologiquement responsables se sont vus condamnés pour publicité mensongère par les tribunaux.

BLUELY, 100 % écologique ?

Une voiture peut-elle être 100 % écologique ? non bien entendu. Là encore il y a un abus de langage. La voiture est composée d’un ensemble de matériaux qui entrent dans sa réalisation qui ne sont pas écologiques. La composition des batterie, les composants électroniques, les pneus, les garnitures…etc. ne sont pas écologiques. Quand bien même on arriverait à obtenir des matériaux écologiques, ce qui est loin d’être le cas à 100 % il resterait à vérifier les conditions sociales de production, les modes de transport pour acheminer les matériaux puis les assembler. L’écologie ce n’est pas que le produit fini, ce sont également les conditions et les externalités négatives de la fabrication des produits.

voiture electrique consommation

source : http://challengesautomobile.com

Alors BLUELY, rien d’écolo ?

Si quand même ! après toutes les réserves émises précédemment, on peut quand même reconnaître une légère démarche écologiste :

– l’abandon de la voiture personnelle ; Bluely peut faire renoncer à l’achat d’un véhicule personnel pour les hyper citadins. La station la plus utilisée est celle de la place Tolozan en bas des pentes, ce qui démontre que Bluely répond à une problématique de centre ville. Libérer la ville de voitures individuelles peut utilisées, souvent vieillissantes va donc dans le bons sens.

– la notion de partage est mise en avant, et cette approche du partage bien relayée au niveau de la communication, s’apparente tout de même à une approche écologique du partage des ressources et des richesses.

Une ville plus écologique, ce ne serait pas Bluely de partout. Ce serait une ville moins étalée qui limiterait de fait les déplacements. Ces déplacements se feraient à pieds, en vélos, voir en transports collectifs, la voiture n’aurait que peu de sens dans une ville 100 % écologiste. Toutefois ce système peut montrer des aspects tendant dans la bonne direction grâce au renoncement à la voiture individuelle qu’il présente, c’est déjà pas mal. Il n’est pas cependant LA solution d’avenir, il s’inscrit seulement pour une petite partie dans un mix de transports à construire de manière plus active et plus forte pour faire que nos villes deviennent plus agréables et pour participer à la limitation des gaz à effet de serre.

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Suspension du péage poids lourds : une économie punitive au détriment des ménages

La suspension sine die de la taxe poids lourds annoncée aujourd’hui est le signe d’un pays bloqué, extrêmement difficile à réformer, et incapable de concertation. Cette suspension intervient alors que les financements pour l’aménagement du territoire, la solidarité territoriale, les transports en commun et le report modal sont en panne. Cette décision est en outre un mauvais signal sur notre volonté collective à répondre au défi du changement climatique avant la COP21 à Paris en 2015.
Les consommateurs sont encore une fois victimes des lobbies, puisqu’en remplacement d’une taxe poids lourds qui aurait pesé sur les utilisateurs des routes, c’est sur une fiscalité sur l’ensemble des ménages que va peser la recherche en urgence de financements afin de maintenir un minimum d’investissements dans les infrastructures de transport, et de sauver des milliers d’emplois menacés dans le BTP.
Ronan Dantec dénonce cette économie punitive qui fait peser sur les ménages l’ensemble des coûts alors qu’une logique pollueur-payeur incite à l’amélioration des process économiques et à l’intégration de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises au bénéfice du bien-être collectif.
Ronan Dantec appelle à une reprise de la discussion avec les transporteurs sur cette taxe qui avait fait consensus, y compris dans les milieux économiques, lorsqu’elle a été décidée en 2007. Dans son rapport sur le budget des transports routiers, il avait proposé des mesures d’accompagnement des transporteurs pour que la mise en place de la taxe poids lourds soit l’occasion d’améliorer les conditions de travail des chauffeurs routiers et la compétitivité des entreprises de transport. Il considère en tout état de cause que la remise en cause de la taxe poids lourds doit s’accompagner de l’annulation des avantages obtenus par les transporteurs en contrepartie de sa mise en œuvre (exonération de taxe à l’essieu, autorisation des méga-camions).
La lutte contre la concurrence déloyale et le dumping social dans le secteur du transport est une priorité. Mais en s’opposant à cette taxe poids lourds (d’abord dirigée vers les transports internationaux de transit), les transporteurs s’opposent aussi à une régulation de la concurrence sauvage du transport routier dont ils se disent pourtant les premières victimes.  
Romain DANTEC, Sénateur de Loire-Atlantique
Vice-président de la commission du Développement durable,
des Infrastructures, de l’Equipement et de l’Aménagement du territoire
Groupe Ecologiste du Sénat
01 42 34 48 67
06 87 43 39 29
www.ronandantec.fr
 

Journée de lutte contre TAFTA

Source : http://reve86.org/stop-tafta-dans-la-vienne/

Le transatlantique free trade agreement ou accord de libre-échange transatlantique est en discussion entre les Etats Unis et l’Europe. Ce traité vise à l’abaissement des droits de douane que les multinationales trouvent trop élevés. En effet nos législations en matière d’environnement, d’alimentation, de santé, de liberté numériques, de services publics, de régularisation de la finance sont une barrière à l’entrée de produits que les USA voudraient limiter voir supprimer. Avec TAFTA bonjour le poulet aux hormones et bonjour les OGM. Du côté européen nos grandes entreprises défendent une privatisation du service de l’eau aux Etats Unis, elles poussent donc à un accord de libre-échange plus souple. Du côté Américain, les fournisseurs de service de santé souhaitent marchandiser nos services publics. Les partisans de TAFTA arguent que ce traité est une bonne réponse pour sortir l’Europe de la crise, comme d’habitude ils promettent des emplois et la fameuse croissance.

Source : http://www.indignez-vous.be/index-international-StopTAFTA.html

Ne nous y trompons pas ! Quand les multinationales veulent s’entendre, c’est rarement pour un projet philanthrope, ou pour améliorer la vie des gens. Même la Commission européenne reconnait que certains secteurs seront dégraissés.

Accepter ce traité est un renoncement à notre capacité de décider et de construire un modèle européen, c’est accepté de tomber dans un modèle où tout est produit de consommation, où le seul modèle est celui de l’argent, où les entreprises finissent pas se substituer aux Etats et donc aux différents peuples.

Ce samedi 11 est la journée contre TAFTA, mobilisons-nous pour dire non, et rejoignons le combat sur :

www.TTIP2014.eu

A Lyon à la MJC du vieux Lyon, le samedi 11 octobre toute la journée.