Le ballon dirigeable, un transport d’avenir.

Si l’usage du camion reste encore la règle en matière de transport de marchandises, il semble qu’il soit considéré comme de plus en plus encombrant sur notre réseau routier. De la taxe poids lourds en écotaxe il est devenu le triste symbole des délocalisations, de l’hypermarché et de la mal bouffe, de la pollution…si il y a presque quarante ans un animateur radio présentait les routiers comme sympas, on constate que de sympa, le routier est devenu indésirable.

Dirigeable Lhistoire des dirigeables

Les décideurs politiques se sont tournés vers le chemin de fer. Solution a priori intéressante. Toutefois des difficultés subsistent ; la livraison des derniers kilomètres, le coût plus élevé que le transport routier (infrastructure et machines), la rigidité du modèle, la répartition des sillons (segment de circulation sur les voies) et la priorité au transport de voyageurs.

Voilà donc qu’on ressort des cartons les projets de ballons dirigeables. On les voit parfois nous délivrer un message publicitaire, survoler un site historique, mais il est vrai que nous avons tous en mémoire l’incendie spectaculaire du Zeppelin Hindenburg en 1937 dans le New Jersey qui fit 36 morts. Mais alors le dirigeable devrait-il être cantonné à ce rôle publicitaire ? Probablement que nous pourrions le voir reprendre du service dans un rôle de méga camion. L’Etat français consacre une part à ce moyen de transport dans son plan « nouvelle France industrielle » Le plan mobilisera l’ensemble des leviers de politique publique : soutien à la R&D, pôles de compétitivité (Pégase et Aérospace Valley), accompagnement des PME, commande publique, évolutions des règlementations. Annoncé sur le projet : « La France possède toutes les compétences nécessaires au déploiement de ce plan : grands industriels de l’aérospatial, équipementiers (capteurs, télécommunication…) et PME (Delair-Tech, Swat- m3g, A-NSE,…) présentes sur des niches. La mise en place récente d’une réglementation nationale clarifiant les conditions d’emploi des drones civils constitue un atout pour le développement de ces filières nouvelles »

Démonstration d'un dirigeable au salon du Bourget, à Paris, en juin 2005.

L’usage du dirigeable présente de nombreux intérêts ; il permet d’atteindre des zones difficiles, hors rail, hors route ou réseau aérien. Le deuxième est qu’il peut emporter des produits très volumineux, difficiles à transporter par la route. Des tâches que l’avion, le train, le camion ou le cargo ne peuvent pas forcément accomplir. Ces deux gros atouts du dirigeable pourraient assurer la rentabilité de la filière.

Le directeur général de Pégase, Jean Yves Longère assure qu’aux alentours de 2017 les dirigeables pourront transporter jusqu’à dix tonnes. Pour arriver à déplacer des charges de ce poids, les dirigeables devront encore alléger leur structure grâce à de nouveaux matériaux. Les chercheurs envisagent également des moteurs hybrides associant carburant et électricité, ce qui permettrait de rendre l’engin plus écologique qu’avec de l’hélium. Pour parvenir à la mise en service d’un engin capable de déplacer une dizaine de tonnes dans des conditions écologiques satisfaisantes, il est nécessaire encore d’investir en recherche et développement, l’Etat est donc partie prenante, certaine région telle PACA aussi. Si les projets français sont suffisamment soutenus et finissent par offrir une solution rentable, il y a de fortes chances pour qu’au-dessus de nos têtes volent à nouveaux des dirigeables.

One thought on “Le ballon dirigeable, un transport d’avenir.

  1. Bonjour
    « Les chercheurs envisagent également des moteurs hybrides associant carburant et électricité, ce qui permettrait de rendre l’engin plus écologique qu’avec de l’hélium »
    De quoi parlez vous, là ?? L’hélium reste indispensable, puisqu’il sert à la sustentation La propulsion est un autre problème.
    Crdt

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *