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Le cercle vertueux de l’économie circulaire.

 

« Nos emplettes sont nos emplois » tel était le célèbre slogan des années 90 qui incitait les français à consommer pour améliorer la situation du chômage. La consommation des ménages s’est maintenue pendant de nombreuses années sans que le chômage s’améliore durablement.

Le modèle économique en vigueur depuis la révolution industrielle fonctionne sur le schéma linéaire qui va de l’utilisation de la ressource naturelle (extraction + transformation), sa consommation et son déchet. Le modèle des trente glorieuses a connu l’aboutissement du modèle de la révolution industrielle grâce à une optimisation des capacités de prélèvement des ressources naturelles et une consommation très importante.

Depuis le début des années 2000 en partie en réaction à la politique du « consommer toujours plus » de Nicolas Sarkozy, s’élève une réaction chez un bon nombre de français, c’est le « consommer différemment », plus intelligemment.  Le succès du site Internet ; le bon coin, la multiplication des vides greniers, le développement de structures associatives d’entraide entre citoyens en sont des exemples.

Face à la situation de nos économies européennes qui peinent à  générer de la croissance et dont la mesure – le PIB – est contesté, dont le chômage devient un élément de fracturation de la société, face à la nécessité de réduire notre emprunte écologique, comment le politique peut prendre en compte cette aspiration à une consommation plus raisonnée  et par quel modèle économique novateur il pourrait  substituer au modèle des trente glorieuses en France, un modèle qui cumulerait à la fois la satisfaction des besoins et une baisse du chômage tout en étant le plus économe en ressources naturelles ?

Le concept de l’économie circulaire fait donc son chemin dans les politiques nationales, relancé depuis peu par Ségolène Royal qui en fait un des piliers de sa politique environnementale. Ce modèle va bien au-delà du modèle de réduction de l’impact des déchets, il passe à la vitesse supérieure en donnant  à la production et la consommation, une valeur positive au plan économique, social et environnemental.

L’objectif de l’économie circulaire est d’arriver à découpler la croissance économique de l’épuisement des ressources naturelles par la création de produits ou services. Allonger l’utilisation des matières premières par un recyclage, supprimer l’obsolescence programmée, réparer les produits…tout au long de la vie du produit. A chaque utilisation du produit on lui redonne de la valeur et on retarde au maximum sa destruction finale.

Les  éléments constitutifs de l’économie circulaire :

L’optimisation des flux de matière première  et  d’énergie ;

Une conception des produits qui anticipe la vie de leurs composants et leur impact sur l’environnement ;

Mettre en œuvre le cycle : « réparer, puis réutiliser, et en fin recycler » du produit ;

Choisir un modèle de consommation différent : préférer la mutualisation de l’usage des produits à leur achat individuel ;

L’économie circulaire est donc davantage un modèle basé sur la coopération qu’un modèle de  concurrence entre les acteurs du marché. Pour que l’économie circulaire devienne un modèle alternatif crédible, il est nécessaire d’utiliser et d’organiser les synergies de chacun afin d’anticiper les besoins, d’anticiper  la gestion des différents flux. Dans ses conditions l’économie circulaire peut devenir :

 Un fort levier de création d’emplois non délocalisables grâce à une consommation industrielle et agricole relocalisée, à des activités nouvelles de réparation et de recyclage.

Elle peut permettre des économies très importantes de matières premières (près de 400 milliards de dollars en Europe)

 Ce modèle doit nous interroger sur notre propre comportement de consommateur ; n’est-il pas temps de préférer le partage et la mutualisation ? d’acheter par nécessité plus que par plaisir compulsif ? de réfléchir aux conséquences sociales, économiques et environnementales de notre consommation ?L’économie circulaire est un concept non pas basé sur l’optimisation de la satisfaction des besoins mais sur l’intelligence collective. A nous donc d’entrer dans la ronde pour entrainer à notre niveau de consommateur le cercle vertueux de l’économie circulaire.

 

La lutte pour le partage du trottoir.

En plus du déplacement en transports collectifs, se multiplient des modes de déplacement alternatifs à l’automobile. La moto ; rapide, et le vélo ; économique, rapide et écologique.

Avec les beaux jours, l’usage du vélo s’accroit,  ce n’est pas moi qui vais condamner son usage. Pourtant nous sommes souvent témoins d’un usage irresponsable du deux roues de manière générale et de son emprise sur le trottoir initialement prévu pour le piéton. Le trottoir est devenu un parking à moto ; le motard soucieux de sa machine veut pouvoir la surveiller. Le cycliste se sentant porteur d’un sentiment de liberté utilise le trottoir à sa guise ; pour sa sécurité quand la circulation automobile lui parait dangereuse, pour son confort pour remonter une artère à sens unique.

 

Les conséquences de ces comportements entraînent un sentiment d’insécurité pour les piétons. J’ai constaté nombre d’altercations entre piétons et cyclistes pour le partage du trottoir. Si l’usage du vélo doit être encouragé, il ne doit pas devenir un engin de domination du cycliste sur le piéton comme la voiture l’est encore trop souvent.

Plutôt que de sanctionner, des solutions ? un accroissement important du nombre de pistes cyclables dans la ville, des parkings à motos et à vélo (tout le monde n’utilise pas que le vélo’v), et un respect pour le piéton que nous sommes tous.

Le rêve de la maison individuelle ?

Pour un grand nombre de français, acheter une maison représente l’aboutissement d’un rêve. Il est vrai que des petits cochons aux sept nains, et bien d’autres encore, tous étaient logés en maisons individuelles…plus sérieusement notre société longtemps rurale a permis à nos arrières grands parents de vivre à la campagne, en maison. Cette tradition pas si lointaine a laissé des traces.

Les conditions d’habitation en ville ; pollution sonore et atmosphérique, coût important des loyers, prix élevés du m² à l’achat poussent un grand nombre de français à chercher le calme et la joie d’un jardin. Donc tous confère au choix de partir en dehors de la ville, au calme, au grand air.

Mais là les choses se gâtent : le travail se trouve principalement en ville oblige les ménages à des trajets pendulaires longs et fatigants, les enfants sont souvent dans l’obligation dès l’entrée au collège de prendre un car de ramassage de bonne heure pour également un trajet long. Les courses quotidiennes se font le samedi à l’hypermarché, toujours la voiture. Le retour à la maison se fait tard dans un lotissement où chacun s’enferme derrière ses haies, où la vie sociale et culturelle est réduite. Ce qui semblait être un mode de vie agréable devient vite une vie au volant de sa voiture, de son caddie, et de sa tondeuse à gazon en fin de semaine. Le coût du chauffage est bien plus élevé à la campagne qu’en ville, voilà qui vient encore ajouter une charge énergétique. Ce qui semblait d’un coût financier moindre devient un gouffre en frais de transport et en facture énergétique. Ce qui semblait une vie de calme et de tranquillité devient une course d’endurance. Le rêve de la maison individuelle n’est donc qu’un rêve.

Au niveau de la société, l’étalement urbain ; du centre-ville, puis la première couronne, puis cette plus ou moins grande zone périurbaine pose des problèmes de plusieurs ordres : la nécessité de créer et de renforcer des infrastructures de transport (30 Mds par an pour la construction et l’entretien du réseau routier), de la pollution générée par les déplacements en voiture et leur circulation en zone urbaine…Par ailleurs les lotissements de maisons individuelles sont construits dans des espaces précédemment cultivés. Ainsi les zones agricoles se réduisent et c’est en camion et malheureusement souvent d’Espagne que viennent nos fruits et nos légumes. En France, l’équivalent d’un département est bétonné tous les 10 ans, transformé en centres commerciaux, zones d’activité et nouveaux espaces pavillonnaires… Les mesures gouvernementales prises ces dernières année pour la construction de la maison à 100 000 euros sont dramatiques ; des gens qui s’endettent, envoyés vivre dans ce qui fût des champs de patate pour avoir une maison sans charme.

Quel modèle proposé alors ? Le retour à la ville ! Une ville plus calme, plus lente, dotée d’équipements collectifs de proximité ; médiathèque, salle de sport, jardins publics…des loyers maitrisés grâce à un déplacement des finances de la construction de routes et d’autoroute vers la construction ambitieuse de logements sociaux de qualité, vers des transports publics réguliers et sûrs, une ville où les gens peuvent prendre le temps de se connaître et de se reconnaître. Ainsi les ménages pourraient limiter leur consommation d’énergie grâce à une diminution des coûts de transport (suppression d’une voiture, moins de consommation), grâce à des frais de chauffage moins importants, tout en améliorant leur confort de vie. Et vous alors ? Campagne ou ville ?

T.A.F.T.A. un projet dangereux

Les Etats Unis tentent donc après les échecs de négociation sur le projet d’accord multilatéral sur l’Investissement (AMI), le blocage des négociations de l’OMC sur le commerce et les services, et récemment le refus de l’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA)…d’imposer en catimini ce projet d’accord commercial.

Ce projet prévoie une harmonisation des législations entre les Etats Unis et l’Union Européenne, ainsi qu’une suppression des droits de douane, et des lois, normes et règlements pouvant entrainées la liberté de circulation des personnes, des capitaux et des marchandises.

A ce jour les Etats Unis refusent de signer les différents accords internationaux ; refus de signer le protocole sur le travail (OIT), l’accord de Kyoto sur le réchauffement climatique, les conventions de l’UNESCO sur la diversité culturelle…

Des raisons de stopper ce projet :

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : Nos normes plus strictes que les normes américaines et que les « normes internationales » (niveaux de pesticides, contamination bactérienne, additifs toxiques, OGM, hormones, etc.), pourraient être condamnées comme «barrières commerciales illégales»

EAU & ÉNERGIE : Ces biens seraient privatisables. Toute municipalité s’y opposant pourrait être accusée d’entrave à la liberté de commerce, idem pour l’énergie (fossile, nucléaire ou renouvelable). La sécurité nucléaire serait réduite. Le prix du gaz et du kW serait libres. Les pays européens ne réglementeraient plus les exportations de gaz naturel vers les nations TAFTA. La fracturation hydraulique pourrait devenir un droit pour les sociétés qui pourraient exiger des dommages et intérêts auprès des nations qui s’y opposent.

Et bien d’autres encore…

Accord au Grand Lyon, pas si mal…

L’élection de Gérard COLLOMB au Grand Lyon dès le premier tour à laissé imaginer des tractations importantes avec les différents groupes politiques. Pour ce qui de l’accord avec le groupe Europe Ecologie Les Verts, les éléments de l’accord sont maintenant dévoilés :

Pour le logement et la solidarité :

  • augmentation du nombre de logements très sociaux (1500 sur les 4500 logements sociaux prévus chaque année)
  • budget de 10 millions d’euros par an consacré à la réhabilitation thermique du logement social et privé (écorénovation), avec une hausse de l’enveloppe au fur et à mesure de l’augmentation de la demande
  • guichet unique pour l’accompagnement social des personnes, dans le cadre de la future métropole
  • création de maisons de l’économie sociale et solidaire sur le territoire métropolitain

 

Pour le transport :

  • lancement d’une étude de faisabilité du tramway sur la ligne C3 en ce début de mandat à la place du projet de ligne forte de bus en double site propre ;
  •  augmentation de 30 millions d’euros du plan modes doux (vélos, piétons, zones 30…), soit 120 millions d’euros sur la durée du mandat, avec objectif de doublement des pistes cyclables pour atteindre 1000 kms dans l’agglo en 2020 ;
  • ticket TCL à 1euro/jour, lors des pics de pollution.

 

Pour le traitement des déchets :

  • objectif de fermer un des deux incinérateurs, grâce à la réduction à la source de la production de déchets ;
  • l’augmentation du recyclage ;
  • l’étude de faisabilité dès 2015 d’une unité de production de biogaz à partir des déchets fermentescibles.

Le groupe composé de seulement 7 élus sur les 162 qui siègent à la métropole a donc pu obtenir cet accord. La probabilité d’élection de Français Noël BUFFET était forte. Fallait-il le laisser gagner ? A proportion de son importance numérique cet accord n’est pas ridicule. On aurait pu espérer la suppression du projet d’anneau des sciences, mais c’est dans le projet électoral de G. COLLOM et lui aussi à des électeurs…de toute façon ce projet compte tenu de son coût exorbitant et du probable non financement par l’Etat, a peu de chance de voir le jour.