Du chaos annoncé doit renaître l’espoir Européen.

Depuis l’investiture de Donald Trump aux Etats-Unis, chaque jour apporte au moins une mauvaise nouvelle : suppression des aides aux associations d’aide aux femmes désirant avorter, relance de construction d’oléoduc, construction du mur frontière avec le Mexique, abandon de l’Obama-Care, désengagement de traités internationaux,  coups portés à la lutte contre le réchauffement climatique…on ne sait pas comme appliquer une taxonomie tant les mesures prises sont disparates et idéologiques, tant hélas elles auront une portée considérable sur la vie des Américains ainsi que sur celles de centaines de million d’habitants du monde. On imaginait sa vision du monde avec inquiétude, c’est pire encore.

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Source : lesobervateurs.ch

A l’Est de l’Europe, Poutine entend profiter de la politique d’isolationnisme de Trump qui aura pour conséquence un désengagement des Etats-Unis dans ses zones d’influence, pour obtenir un retrait des sanctions économiques Européennes et Américaines à l’égard de son pays suite à l’annexion de la Crimée. Mettant ainsi à distance les Etats Unis, Vladimir Poutine pourrait sereinement asseoir sa zone d’influence sur les anciens pays de l’Est : Géorgie, Ukraine et Pays Baltes ainsi qu’au Sud sur une partie des Balkans.

Theresa May venant réaffirmer à Washington les liens de son pays avec les Etats-Unis, a cherché le soutien de son allié naturel pour faire face aux conséquences économiques du Brexit en a profité pour plaider en vain semble-t-il l’application des accords de Minsk : « Nous pensons que les sanctions doivent rester en place jusqu’à la pleine application des accords de Minsk et nous avons continué à défendre cette position à l’intérieur de l’Union européenne. » Le non soutien de Donald Trump à cette déclaration indique que la nouvelle administration américaine semble privilégier une vision plus étroite de son rôle dans le monde.

Si les Etats-Unis et la Russie devaient rééquilibrer leurs influences diplomatiques, militaires et commerciales, et si on ajoute un délitement du processus européen déjà amorcé avec le Brexit, on reviendrait à une situation du début du 20ème siècle, période de rivalités et d’instabilité fortes. Ce danger nous guette.

De ce chaos annoncé, quelle doit être notre position ? Les déclarations successives des chefs d’Etat lors du mini sommet des pays du Sud de l’Europe qui se tient cette semaine à Lisbonne semblent marquer l’urgence d’une réaction forte des pays européens pour faire face au retrait Britannique, à la politique uniquement centrée sur des intérêts court-termiste de Trump et à l’interventionnisme de Poutine. Depuis trop longtemps l’Union Européenne n’est plus que principalement un lieu de pouvoir où s’exercent au désespoir des Euro citoyens des luttes d’influences économiques et financières sous pression des lobbies. Il est urgent de chercher à rebâtir des convergences communes, à se fixer des objectifs et des moyens ambitieux, à refaire vivre l’idéal de paix et d’intégration de Notre Europe. En cela Trump est peut-être une chance pour l’Europe.

Vers une société du bien vivre…

Notre monde voit des murs s’ériger entre ses populations. Le repli identitaire, le nationalisme sont de puissants moteurs de ce climat de défiance entre les peuples. A l’intérieur même de notre pays, le processus de la primaire de la droite a mis un peu plus à jour le sentiment de vengeance sociale d’une partie de la population envers une autre : haros sur les chômeurs, haros sur les pauvres, haros sur les fonctionnaires, haros sur l’écologie…Les fausses solutions ; l’austérité, la déréglementation, le recul de la puissance publique, nous conduisent dans une impasse mortifère pour la cohésion de nos sociétés.

Face à ce délitement de nos sociétés, les écologistes portent le projet d’une autre société. De nombreuses expérimentations audacieuses réussissent. Le film Demain enthousiasme des milliers de spectateurs et démontre que des initiatives locales peuvent être de puissants leviers pour muter notre société hyper consumériste vers un modèle de société responsable du vivant.

Je souhaite ardemment que ce message écologique qui représente le seul espoir pour notre monde puisse être partagé et qu’une vague de confiance et d’espoir se porte sur les candidats-es de l’écologie politique. Europe Ecologie Les Verts et les mouvements associatifs et collectifs citoyens partagent le message du bien vivre dans une société post-croissance qui fait du partage et de l’entraide un modèle de société.

Ma candidature aux élections législatives s’inscrit dans le mouvement écologiste qui souhaite porter la transition écologique de la société. Dans notre circonscription comme partout dans le monde, nous devons lutter contre les inégalités qui sapent les fondements de notre démocratie. La dignité de chacun, les solidarités, la responsabilité individuelle et collective, la non-violence doivent nous guider dans la construction d’un monde commun.

Loin des guéguerres politiques locales, des approches patrimoniales des mandats électifs, des aventures individuelles….je fais partie d’un collectif fort qui porte un projet collectif que je suis chargé de faire partager par le plus grand nombre.

Plus que jamais : l’écologie !

 

Les leçons d’une Amérique oubliée.

La victoire de Donald Trump aux présidentielles américaines semble étonner une partie importantes des français et de leurs élus-es. Mais à bien y regarder, est-ce une si grande surprise ? Le brexit il y a quelques semaines aurait dû nous alerter davantage. Nous avons préféré renvoyer la candidature de Donald Trump à sa personnalité grotesque, raciste et misogyne. Nous avons joué de condescendance à son sujet, c’est bien là le problème ;

Aveuglement d’une partie de l’élite intellectuelle européenne et américaine qui n’a fait que pousser aux urnes ceux qui sont rejetés du fameux système d’intégration mondiale.

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Les électeurs américains qui ont fait basculer le scrutin en faveur du candidat républicain sont majoritairement des hommes blancs, peu diplômés, issus des Etats anciennement industriels qui se sentent oubliés, totalement déclassés par rapport aux immigrés, aux divers minorités et aux habitants des grandes villes. Ce profil d’électeur est également très représenté chez nous dans les zones géographiques où le vote Fn est maintenant enraciné.

En France, on sait que ces électeurs des classes les plus populaires issues de l’industrie ont été délaissés par la gauche ; le PS représente davantage les fonctionnaires et les employés que le peuple que Jaurès allait convaincre à la sortie des usines. La droite dite gaulliste qui le temps des trente glorieuses avait pu représenter une partie de l’électorat populaire, qu’un temps Nicolas Sarkozy avait convaincu, cherche plutôt à séduire une droite libérale et européenne dont les cadres supérieurs et les foyers les plus aisés sont dorénavant la cible électorale. A chaque élection en France des pans des catégories professionnelles et socio professionnelles « basculent » dans le vote Fn ou Le Pen. Déjà les ouvriers ou ex ouvriers, les petits employés, déjà les fonctionnaires de catégorie C, bientôt les « petits cadres » et agents de maitrise…bientôt la situation américaine en France en mai 2017.

Hilary Clinton représentait le système élitiste, elle vient de le payer très cher, d’autres en France pourraient subir le même sort qu’elle.

Reste donc les partis antisystème ou les candidats s’en revendiquant que sont Marine le Pen et Jean Luc Mélenchon. Comme Donald Trump ces deux candidats sont des tribuns à forte personnalité au talent oratoire indiscutable. S’il serait faux de comparer les programmes des « insoumis » de JL Mélenchon au programme de Marine le Pen, je ne peux m’empêcher de voir des similitudes populistes, ces appels à l’insoumission et au rejet du système qui nous a mené dans  la situation économique actuelle.

J’appelle donc les candidats à la présidentielle française à ouvrir les yeux sur le sentiment fort de rejet qui existe « en bas » et qui monte.

Ouvrez les yeux avant qu’il ne soit trop tard !

Les partis politiques ont une feuille de route très claire : parler à tous les électeurs sans exception et de tous les sujets sans caricature. Prendre en compte ces appels des oubliés pour les intégrer pleinement dans un mouvement citoyen démocratique avant qu’ils finissent de nous envoyer dans le mur des extrêmes et des haines.

L’EPR de Flamanville, échec du modèle nucléaire

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Le chantier du réacteur nucléaire EPR actuellement en construction à Flamanville dans la Manche connaît une série de scandales liés à sa conception et à des malfaçons. L’acronyme EPR signifie European Pressurized Réactor. Ce type de réacteur nucléaire conçu par Areva relève de la catégorie des réacteurs à eau pressurisée. Il est destiné à des pays disposant de réseaux électriques capables de distribuer une puissance électrique de l’ordre de 1 600 MW. Il est conçu pour utiliser de l’uranium enrichi à 5 % et éventuellement du combustible nucléaire MOX, jusqu’à 100 %.

Fiasco économique ; le coût de construction de l’EPR de Flamanville est passé de 3.3 milliards à plus de 10 milliards et enregistre un retard dans sa livraison de six années. Ce type de réacteur sensé devenir la nouvelle génération d’EDF et d’Areva aura bien des difficultés à recouvrer les investissements payés par les contribuables français.

Pour une information complète : http://sortirdunucleaire.org/fiasco-EPR

 

Merkel un rempart contre les barbaries.

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source : Le Monde

Triste dimanche électoral pour Angéla Merkel qui vient de subir de la part des électeurs de sa région un camouflet démocratique. Ces derniers se sont exprimés fortement pour le parti d’extrême droite de l’AfD. Triste et totalement injuste. Une partie des électeurs Allemands troublée par l’arrivée des migrants n’a pas compris les positions de la Chancelière et lui fait payer le prix de ses choix humanistes, mais pas que. Debout et droite dans ses valeurs humanistes, Mme Merkel a affirmé son opposition à mener une politique de rejet. Plus encore elle considère justement que ce n’est pas en tenant le discours des partis xénophobes qu’on contient leur monté. Une position que le parti Les Républicains en France devrait entendre.

Nous sommes 500 millions d’Européens. Accueillir un million de réfugiés menacerait donc nos équilibres démocratiques, sociaux, économiques ? Comment nous offusquer des attentats commis par Daesh et rejeter ceux qui fuient au péril de leur vie une politique de mort en Syrie ? Comment rejeter cette montée de l’islamisme radical en France au nom de l’esprit des Lumières et en même temps craindre d’ouvrir nos démocraties à ceux qui rejettent ce même obscurantisme ?

Les électeurs Allemands comme hélas probablement les électeurs Français dans quelques mois apeurés par une situation d’immigration semblent vouloir confier leur destin à l’extrême droite. Pourtant ces réfugiés à bien les regarder nous ressemblent. Souvent de classe moyenne, éduqués, aspirants à une démocratie à l’occidentale, ils sont nos meilleurs alliés au sein de l’Europe contre ceux qui sont tentés par la radicalisation islamique. Mme Merkel dans une vision humaniste mais aussi démocratique et de paix a compris avant bien d’autres que l’accueil de ces réfugiés était un geste fort qui ferait écho chez nos partenaires des pays arabes, ce geste est un signe vers l’intégration des musulmans dans nos vieilles démocraties marquées à la fois le message chrétien de l’autre et l’esprit des Lumières. Intégration que rejettent à la fois les islamistes radicaux et l’extrême droite.

Si on croit que c’est Mme Merkel qui dimanche a pris une leçon, on se trompe. Elle a été injustement sanctionnée pour une politique qui pourtant représente le meilleur rempart contre les barbaries.