img-cat-voiture_pedales-20150519

La voiture propre n’existe pas.

On ressent une prise de conscience collective sur les conséquences des moteurs diesels sur notre santé. La pollution est maintenant visible, notamment dans les zones urbaines où a densité automobile est forte, les conséquences en matière de santé sont ressenties par nombre d’entre nous.
Les scandales successifs sur les systèmes électroniques de mesure des émissions de particules par les constructeurs automobiles ont agi sur la conscience citoyenne. La peur d’une décote forte lors de la revente du véhicule a fini également par convaincre de nombreux ménages de ne plus céder à ce moteur. Bref le diesel n’a plus la cote.

Un plan écologiste ambitieux mais sans doute considéré punitif aux yeux du citoyen Lambda encore très attaché à sa bagnole aurait pu voir le jour. Enfin des mesures fortes en faveur du transport par mode doux (transports en commun, vélos, marche…) auraient pu voir le jour. Non hélas. Même la prime de 200 € pour l’achat d’un vélo à assistance électrique a été supprimée au 31 janvier 2018.

Le Gouvernement français sous les injonctions de la Commission Européenne est sommé de présenter des mesures contre la pollution. Alors comment ne pas punir le pauvre automobiliste a qui on avait jadis conseillé le diesel pour limiter les émissions de CO² tout en satisfaisant l’appétit des constructeurs automobiles et leur chantage coutumier à l’emploi ?

Va pour la voiture électrique !

Et là c’est la catastrophe : En effet la voiture électrique nécessite de nombreux métaux rares pour sa construction, notamment celle des batteries. Leur extraction nécessite énormément d’énergie, source de pollution. Autrement dit, la forte limitation de la pollution du véhicule durant son cycle de vie est annihilée lors de sa fabrication. L’intérêt est donc nul. Sans parler du fait que les batteries ne se recyclent pas et que leur destruction nécessite elle aussi de l’énergie. Se pose parallèlement la question de la source de l’électricité en France. En effet notre mix énergétique est composé à près des deux tiers par le nucléaire. L’uranium lui aussi nécessite une mécanisation importante pour son extraction et son transport. La sécurité des centrales est un sujet de plus en plus prégnant. Le traitement des déchets nucléaires près de cinquante ans après la mise en fonctionnement des premières centrales nucléaires toujours pas réglé.

Délocalisons la pollution.

La pollution que nous ne verrons plus en partie sur notre territoire, se générera plus loin ; en Chine lieu d’extraction des métaux rares entrants dans la composition de la voiture électrique. Ainsi comme depuis toujours, l’Europe regarde les pays du sud comme des pays moindres, prêts à se sacrifier pour la satisfaction de nos normes sur le sol européen. Auparavant nous avions les colonies maintenant les pays émergents. Le processus de domination reste en partie le même ; nous utilisons leur richesse tout en fermant les yeux sur les conditions d’extraction. Jadis l’or ou le caoutchouc, aujourd’hui les métaux rares. Si nous sommes actuellement dépendants des pays du Golf pour notre consommation de pétrole, la Chine qui possède ces terres rares dont sont issus les métaux va devenir notre fournisseur.

La voiture électrique propre est donc un fantasme. Sa construction entraîne une pollution forte et à terme un désordre mondial en matière de production. S’il est indispensable que nous assumions une politique énergétique écologiste forte pour aller au niveau mondial vers une baisse de notre consommation de carbone, le discours puis les mesures de renoncement à l’utilisation massive de la voiture ne sont pas encore audibles.

maxresdefault

COP23 la conférence de la dernière chance.

Les conférences sur le climat s’enchainent, de COP en COP de la 21ème de Paris à celle qui s’ouvre à Bonn ce lundi 6 novembre, on s’enthousiasme de mesures prises par les Etats pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre mais hélas le réchauffement climatique se mesure déjà, et l’objectif de hausse globale de 2°C des températures à ne pas dépasser est annoncé caduque.

Alors que nous devrions avoir déjà commencé à inverser la courbe d’émission de CO² nous n’arrivons pas à la stabiliser pour ne pas dépasser 450 ppm (partie par million) Les spécialistes annoncent qu’après 2020 il sera trop tard pour tenir cet objectif de 2°C. Souvenez-vous « la maison brûle et nous regardons ailleurs »….c’était en 2002 et il ne reste plus que trois ans à peine…

La température globale sur terre a déjà augmenté de 1°C depuis le début de l’ère industrielle.  1°C c’est une moyenne qui cache des dérèglements déjà forts dans certaines régions. On ne compte plus les épisodes de canicule, la banquise fond à vue d’œil et dans certaines régions du monde la pluie remplace la neige. Le réchauffement des océans se vérifie à l’échelle d’une vie humaine entraînant une hausse de ces derniers, une modification importante de leur biodiversité…la mer ne peut plus nourrir les hommes et les terres deviennent incultivables.

Ce constat est fait et l’avenir s’annonce dramatique. La communauté scientifique sonne l’alarme….et que se passe-t-il au quotidien ? R.I.E.N ou si peu. En France, l’Etat met sous perfusion le secteur du nucléaire privant ainsi de fonds nécessaires un plan ambitieux en faveur des énergies renouvelables. Nous continuons à faire perdurer notre modèle d’hyperconsommation (de la bouteille plastique à la consommation quotidienne de viande…etc) de nos tergiversons à laisser notre bagnole au parking. Une partie de l’agriculture est sous influence des lobbies industriels de la chimie. L’Union Européenne perdue dans son mode décision à l’unanimité désespérant les plus convaincus semble incapable au-delà des déclarations de prendre de vraies mesures et d’engager amplement notre continent dans un modèle de post-croissance et de sobriété énergétique.

Alors colibri ou bélier, de faire sa part à ruer dans le système en place, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas, une révolution citoyenne en faveur de notre maison commune s’impose. La verrons-nous ? j’en doute vraiment.

B9712445344Z.1_20170627160322_000+GB29B9TU3.1-0

Les Constructifs ; le poison du pragmatisme.

Les députés-en viennent d’être élus-es sous le raz de marée de LREM qui bouleverse le jeu politique habituel de la représentation démocratique. La droite n’échappe pas à ce mini séisme politique. Ainsi nous venons de voir apparaître un nouveau groupe parlementaire ; les Constructifs LR et UDI.

La droite a depuis longtemps perdu ses fondamentaux politiques. Du métro à l’heure de pointe cher à Malraux, elle est devenue la représentante des retraités aisés ayant une vision patrimoniale sur l’économie et conservatrice sur les évolutions sociétales. La désignation du défunt politique Fillon lors des primaires en fût la démonstration la plus éclatante.  La lente agonie politique a fait passé la droite en quelques décennies du Général de Gaulle le bâtisseur, à Giscard d’Estaing l’Européen modernisateur pour finir pas se donner Nicolas Sarkozy comme champion puis dans un dernier souffle François Fillon le notaire sarthois. Plus capable de savoir de quel courant philosophique, économique, social, elle provient, la droite a maintenu une cohérence d’apparence grâce à des résultats électoraux corrects mais déclinants. L’arrivée d’Emmanuel Macron a fait exploser la machine a gagner.

Est donc venu à droite aussi le temps des pragmatiques. Ceux qui sous le couvert de la construction, du leitmotiv « la société ne peut pas attendre » des « mains dans le moteur » etc….justifieront à coup sûr tous les renoncements et compromissions politiques. Les constructifs choisiront la doctrine tellement plus profitable de l’opportunisme de circonstance, tout en cherchant à justifier leur ralliement à la politique Jupitérienne par des minis avancées de circonstance.

En tant que militant écologiste j’ai observé la création de ce groupe avec l’œil goguenard du connaisseur de ce poison politique qu’est le pragmatisme politique. Le mouvement écologiste pénalisé par des règles de représentation démocratique se déchire entre les justement pragmatiques prêts à s’allier selon les circonstances et ceux radicaux préférant un rôle d’opposant et de lanceur d’alerte. L’absence de repère politique pour les uns, le suffrage majoritaire pour les autres, le pragmatisme s’installe. De Rugy, Placé, Lemaire, Darmanin, Solère etc…. Le poison est souvent synonyme de mort prochaine et personne n’a encore trouvé l’antidote politique pour en guérir. En attendant le phénix.

Paris, le 10 decembre 2016. Emmanuel Macron, pendant son discours. Parc des expositions, meeting de lancement de campagne d'Emmanuel Macron, fondateur du mouvement En Marche ! et candidat a l'election presidentielle de 2017.
 *** Local Caption *** 
Macron politique presidentielle 2017 candidat meeting campagne En Marche

La démocratie du plus rien à foutre ?

Poussée par la force prescriptives des sondages un partie des électeurs-trices a fait le choix de voter pour Emmanuel Macron. Un bulletin de vote light et supposé sans conséquences pour dégommer François Fillon et éviter le face à face mortifère que pouvait représenter un deuxième tour Le Pen Vs Fillon. Pour le coup l’opération est réussie. Ouf l’indélicat de la Sarthe vient de retrouver ses chers pulls en cachemire. Le souci c’est que maintenant que le fameux vote utile à permis l’éviction de Fillon, il faudrait encore l’utiliser pour dégager Le Pen. Ça commence à faire beaucoup, non ?

La gauche, la vraie dont je parle, pas celle de Valls et de ses amis qui nous a foutu dans cette merde s’est pris les pieds dans le tapis. Jean Luc Mélenchon qui a réussi au son du canon à mobilisé une sacrée bande d’insoumis-ses s’en est pour partie retrouver prisonnier. A tisonner on finit par être soutenu par les plus radicaux, ces derniers ont fini d’effrayer bien des électeurs modérés. Ses sorties sur l’Europe ont fait fuir nombre d’écologistes prêts à voter pour lui. Il s’en suffisait de peu, chapeau quand même à cet artiste de la politique qui a souvent porté le débat assez haut.

Le pauvre Benoît, homme sympathique mais sans doute dépassé par sa propre audace des primaires n’a jamais réussi à habiter la fonction présidentielle. Le souffle court, poignardé pas ses amis-es a fini par chuter, le vote utile à gauche profitant à fonds dans les derniers jours à Mélenchon. Sans doute aurait-il dû depuis longtemps se détacher du vieux Parti socialiste et crée lui aussi son propre parti. Manque d’audace, souci de préserver le parti de Jaurès ? S’il est sincère, ce que je crois, un avenir possible avec le mouvement écologiste serait à envisager. Mais c’est vrai que nous les écolos on n’est pas non plus des cadeaux politiques, convenons-en. A suivre donc.

Donc nous voilà face au choix du deuxième tour. Voter Le Pen ? Evidemment non. Voter Macron ? Evidemment….Euh… Pas si simple visiblement pour beaucoup. J’ai déjà lu mille fois depuis ce matin « qu’il fallait empêcher le fascisme d’accéder au pouvoir », et bla-bla-bla, les propos pontifiants qu’on entend depuis des années et qui ne veulent plus rien dire pour bon nombre d’électeurs-trices. Le politiquement correct même lorsqu’il énonce des vérités, ça peut aussi faire gerber à force. Ben oui voter Macron c’est poursuivre le programme nucléaire, c’est détricoter le droit du travail, c’est valider l’influence des lobbies, ça donne pas envie.

NON je n’ai pas envie de voir Le Pen faire un score,  NON je n’ai pas envie de voir Macron à nouveau les bras en croix se prendre pour le Christ de la politique française,  flanqué de ses apôtres de l’opportunisme. Le vote Blanc ? C’est ne plus se sentir concerné et laissé les autres choisir. Sans doute confortable pour critiquer par la suite les premières mesures du futur gouvernement, question conscience c’est un peu moyen. Tiens si j’allais à la pêche ? Curiosité du calendrier le 7 mai c’est mon anniversaire…Je pourrais oublier d’aller voter, hein ? Ça tourne dans ma tête, si j’avais pu être Belge j’aurais regardé cette élection plus sereinement. Mon vote du 7 mai je crois bien que je l’ai en tête, Macron gagnera sans doute, pas certain que la démocratie s’en porte mieux.

L’homme orange a vu rouge !

What's up with the orange makeup and pink eyes?

Source ; site abc

Disons le carrément, à la vue des gamins gisants après une mort dans d’horribles souffrances, bien que non violent j’aurais aimé voir le dictateur Bachar gazé lui aussi comme un moustique.

Le prix Nobel de la paix et ex Président des Etats-Unis Obama avait déjà en son temps laissé faire le fou furieux Syrien massacrer son peuple malgré ses menaces d’intervention. Pendant que les Nations-Unies s’enferment dans des discussions interminables, Bachar El Assad s’est adjoint le soutien du « démocrate Président Poutine » tétanisant ainsi toutes velléités belligérantes des Européens en Syrie.

Et patatras voilà que subitement et sans prévenir ses alliés, Donald Trump nous démontre que sous sa logorrhée se cachait réellement une capacité à décider que nous n’attendions probablement pas. Pan sur Poutine qui voit son autorité installée par notre lâcheté s’ébranler violemment, Pan sur le régime Syrien à qui il démontre que les Etats-Unis peuvent intervenir où et comme ils l’entendent, et Pan au monde entier ; il faudra compter avec lui.

Nombre de chefs d’Etats démocratiques rêvaient secrètement comme Trump de calmer par la force Bachar le dictateur. Sauf que…où s’arrêtera-t-il maintenant ? Quelle stratégie joue-t-il dorénavant ? Seul ou avec les alliés américains ?

Le commandement militaire américain vient d’ordonner le déplacement de navires en direction de la Corée du nord pour calmer les ambitions nucléairomilitaires de son Chef d’Etat dictateur. Ce dernier venant de constater que les bombardements de la base militaire syrienne n’étaient pas que des menaces, si sa réaction risque d’être elle aussi totalement inattendue, pas de doute l’homme orange voit rouge.